Société

12 juin : journée mondiale contre le travail des enfants : Ensemble pour un avenir meilleur sans travail des enfants

C’est aujourd’hui mercredi 12 juin 2019 que le monde entier célèbre la journée internationale contre le travail des enfants. ‘’ Ensemble pour un avenir meilleur sans travail des enfants ’’. Tel est le thème retenu cette année par la communauté internationale. Mais comment construire un avenir meilleur pendant que beaucoup de jeunes enfants ne vont même pas à l’école ? En effet, la constitution et le Code du travail de la République Démocratique du Congo (RDC) interdisent le travail des enfants sur toute l’étendue du territoire national (Code du travail de la RDC, en son article 3). Mais l’on constate sur terrain que dans le pays, plusieurs enfants, plus particulièrement à Kinshasa, sont exploités dans différents domaines et travaillent dans des conditions dangereuses : la vente des jus, des boissons gazeuses, des fruits, des légumes, des arachides, et de l’eau en sachet communément appelée ‘’eau pure ou pire’’ dans des marchés mais aussi le long des grandes artères. Ces vendeurs ambulants et ces pauvres enfants portent sur leurs têtes des lourdes charges insupportables. Interrogés par Géopolis Hebdo, lundi 10 juin 2019, quelques habitants de la capitale ont donné les raisons qui poussent lesdits enfants à exercer ces genres d’activités.

Pour Kimani Kimani, Directeur de l’école primaire 2 Kwilu, fait savoir que : « Le travail des enfants est l’ensemble des activités qui privent les enfants de leurs potentiels, de leurs dignités, et nuisent à leurs scolarités, santé, développement physique ainsi que mental. L’article 3 du Code du travail de la RDC abolit toutes les pires formes de travail des enfants ».

De son côté, Aristote Konga, un enfant âgé de 11 ans, donne les raisons qui l’ont poussé à vendre de l’eau au marché de la Liberté et le long du Boulevard Patrice-Emery Lumumba : « Vendre ici me permet de nourrir la maison, Papa n’est plus avec nous et nous sommes restés qu’avec Maman. Moi, je suis l’aîné de la famille et j’ai deux sœurs et un frère. Maman s’occupe de mon frère et mes sœurs à la maison. J’aimerai étudier mais ma mère n’est pas en mesure de m’envoyer à l’école ». Christine Mbala, fillette de 13 ans, fait entendre : « Avant, ma plus grande occupation était de mendier. Les uns me donnaient 100, voire 200 Francs congolais (FC), voir plus et les autres me traitaient de sorcière disant que je les freinerais avec ma sorcellerie. Mon père est décédé et sa famille nous a chassés de la parcelle et ils ont confisqué tous nos biens. J’étais la fille unique chez mes parents, bien gâtée et j’ai ne manquais de rien. Triste sort, nous sommes sortis de la parcelle sans rien avec ma mère. Choquée, ma mère n’a plus usage de toutes ses capacités et c’est moi qui m’occupe d’elle. Voilà la cause de la vente ».

Bref, la place des enfants c’est à l’école et non dans le petit commerce et dans les mines artisanales. Il est venu le moment pour l’Etat de prendre ses responsabilités en déclarant l’enseignement primaire et secondaire gratuit et aux parents de prendre aussi les leurs. C’est aux parents de travailler pour nourrir les petits enfants et non l’inverse ! A chacun son métier et selon les âges !

Dorcas Kembi (Stagiaire/UNIKIN)

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