Politique

Alternance démocratique en RDC : Félix Tshisekedi, une légitimité largement validée par les dirigeants africains

Le sommet de l’Union africaine a été l’occasion pour le nouveau président congolais de mener une véritable offensive diplomatique. Félix Tshisekedi, devenu président à l’issue de l’élection du 30 décembre 2018, élection qui a été contestée par Martin Fayulu de la coalition Lamuka, a multiplié les rendez-vous bilatéraux à Addis-Abeba, en Ethiopie, bien décidé à obtenir l’appui de ses pairs.

Selon Radio France Internationale, l’entourage du nouveau Chef de l’Etat congolais l’avait annoncé : « l’escale éthiopienne devait servir à convaincre ceux qui ne l’étaient pas encore ». Deux jours plus tard, Félix Tshisekedi a fait carton plein.

Le président congolais s’est entretenu avec une dizaine de chefs d’Etat africains, dont les plus critiques sur le processus électoral congolais. Exemple avec le Zambien Edgar Lungu, à l’origine d’un communiqué de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) émettant des doutes sur les résultats du scrutin. Ou en encore Paul Kagame. Celui-là même qui avait convoqué une réunion d’urgence le 17 janvier à Addis-Abeba et demandé la suspension de la publication des résultats définitifs jusqu’à ce qu’une délégation se rende à Kinshasa.

Pendant près de deux heures, Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont passé en revue les questions de bon voisinage et de franche coopération entre leurs Etats », en marge du sommet de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba, a indiqué à l’Agence France Presse, l’entourage du président congolais.

A Addis Abeba, le président Tshisekedi a aussi rencontré la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini. Trois dossiers ont été abordés : le retour à Kinshasa de l’ambassadeur de l’Union européenne, Bart Ouvry, invité à quitter le territoire congolais en décembre avant les élections ; la réouverture de la Maison Schengen, sorte de consultât européen fermé en janvier 2018 par les autorités congolaises ; et enfin, les sanctions de l’UE envers quatorze responsables du régime de l’ex-président Joseph Kabila.

Le nouveau président congolais a également abordé avec le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, l’avenir de la Mission des Nations unies au Congo (MONUSCO), selon l’AFP.

Le Président Tshisekedi a enfin rencontré plusieurs chefs d’Etat africains, dont le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, l’Equato-Guineen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le Guinéen Alpha Condé.

Après avoir reçu son homologue congolais chez lui à Nairobi, il y a quelques jours, le Kenyan Uhuru Kenyatta a une fois de plus rencontré Félix Tshisekedi en marge de la 34ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba.

Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et actuelle Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a, elle aussi, été reçue par le président de la RDC. Ce dernier a été en outre élu 2ème vice-président de l’UA.

La stratégie est efficace. « Il faut aller de l’avant », affirme un responsable onusien. Même son de cloche du côté du ministre angolais des Affaires étrangères, qui analyse : « le processus électoral maintenant, c’est du passé ». Le candidat malheureux Martin Fayulu a bien tenté, via une lettre aux chefs d’Etat, de remettre le sujet du recomptage des voix sur la table. En vain. « Félix Tshisekedi repart aujourd’hui auréolé de la reconnaissance de ses pairs », indique nos confrères de Radio France Internationale.

Théodore Ngandu

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