Economie

Après Randgold Resources et Barrick Gold, vers une nouvelle fusion entre Barrick et Newmont pour créer un géant de l’or !

Dans une lettre ouverte adressée à ‘’Barrick’’ et ‘’Newmont’’ et dont Géopolis Hebdo s’est procuré une copie ce mardi 26 février 2019, M. Mark Bristow recommande à leurs managements respectifs une fusion qui « servirait essentiellement l’intérêt des actionnaires des deux sociétés ». « Aujourd’hui, Barrick a proposé une fusion avec Newmont qui, selon nous, servirait essentiellement l’intérêt des actionnaires des deux sociétés », a déclaré le Président et CEO de Barrick. Et d’ajouter : « Nous pensons que la justification est tellement convaincante et les avantages pour les deux groupes d’actionnaires si évidents qu’ils méritent le soutien de tous les investisseurs ».

 

Désormais piloté par le Sud-Africain Mark Bristow, artisan du développement rapide de Randgold sur le continent, Barrick a proposé pas moins de 17,85 milliards de dollars aux actionnaires de Newmont pour qu’ils acceptent son offre de rachat uniquement par actions. Une opération qui vise à faire capoter la fusion annoncée mi-janvier entre Newmont et Goldcorp, à l’amiable celle-ci, qualifiée par Dr Mark Bristow de « transaction à l’ancienne », qui devait recevoir l’assentiment des actionnaires des deux groupes dans les prochaines semaines.

 

Si l’OPA hostile parvenait à convaincre les actionnaires de Newmont, piloté depuis le Colorado, le nouvel attelage avec Barrick représenterait une capitalisation boursière de près de 42 milliards de dollars selon les analystes.

 

La transaction, motivée avant tout par les synergies entre les mines des deux compagnies au Nevada, permettrait des économies sur vingt ans estimées à 7 milliards de dollars avant impôt, dont 5 milliards issus du Gold district situé sur le territoire de cet État américain. Plus important encore, apprend-t-on de notre source, « la fusion créera une entreprise regroupant le plus grand portefeuille au monde d’actifs aurifères de niveau 1, le plus haut niveau de flux de trésorerie disponible permettant de générer une croissance future et d’atteindre des rendements durables pour les actionnaires, gérée par une équipe de direction dotée d’un bilan sans précédent en termes de création de valeur durable ».

 

Après l’opération, les exploitations africaines, héritées de Randgold (RDC, Mali, Côte d’Ivoire et Sénégal) et de Barrick (Tanzanie), verraient leur poids diminuer, passant de 27 % de la production d’or de Barrick, à 22 % de celle du nouvel attelage avec Newmont. La saison des mégafusions-acquisitions à la chaîne dans le monde aurifère n’est pas loin de prendre fin.

 

Dieudonné Buanali

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