Politique

Assemblée Nationale : « La base » promet désormais une surveillance citoyenne

A l’UDPS on l’appelle le gardien du temple. Il fait partie des dures de l’aile radicale du parti. Lundi dernier, après avoir pris la direction des opérations à la tête d’une horde des combattants, le voilà de retour à la permanence de l’UDPS, le poing levé, arborant une tenue militaire, comme s’il voulait à tout prix en découdre pour défendre Fatshi. Citant Thomas Sankara, il promet désormais que « la base » va mettre en place une surveillance citoyenne pour tenir à l’œil l’Assemblée nationale. Interview

Après tout ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale et après l’adresse du président intérimaire, êtes-vous convaincus ?

Nous sommes tout à fait convaincus. Mais il faut dire que cela ne doit plus se répéter parce que déjà, on rappelle que nous à la base, nous avions très mal digéré ce rapprochement. Aujourd’hui l’opinion va nous donner raison. Moi particulièrement, j’avais dénoncé ce « contrat » parce que je savais que cela n’allait aboutir à rien. Ce que les députés du FCC ont fait, ils ont violé la constitution. Nous avons mobilisé la base aujourd’hui, mais qu’ils sachent qu’à chaque fois qu’il y aura plénière, nous ferons des mobilisations monstres au palais du peuple pour faire la surveillance citoyenne.
Mais avec les sorties que vous annoncez, est-ce que vous ne craignez pas de bloquer ou remettre en cause cette coalition ?

Cette coalition, on n’en veut plus. Tant pis si tout va être bloqué. Nous demandons au président de laisser même les secrétaires généraux gérer les affaires courantes jusqu’à ce qu’on va atteindre une année. Ensuite, le président pourra dissoudre le parlement conformément à l’article 148 de la constitution. On va convoquer des élections anticipées. En ce moment-là, nous allons donner la majorité parlementaire. Avec l’actuelle majorité, il n’y aura que des peaux de bananes sous les pieds du chef de l’Etat et de son programme qui est la lutte contre la pauvreté. Le FCC veut que le peuple congolais soit maintenu dans sa situation de pauvreté. Nous avons fait une manifestation sit-in qui est en fait une mise en garde. Mais demain, ils verront d’autres manifestations de soutien au chef de l’Etat.

Mais dans l’hémicycle il y avait des députés de l’UDPS, c’était à eux de réagir…
Nous les appelons aussi à l’ordre. Nous disons aux députés de l’UDPS, quand ils voient la base venir manifester, ils doivent se retirer de la salle. S’ils continuent à rester dans la salle pendant que nous manifestons, nous allons retirer confiance. A l’UDPS, on ne blague pas. Nous avons manifesté de manière spontanée. Le peuple qui a intériorisé le testament et les dires du sphinx (Etienne Tshiselkedi, Ndlr) s’est pris en charge. Nous sommes en train de dire au peuple congolais, « qu’il soit maudit ce peuple qui attend toujours le mot d’ordre des hommes politique ou de l’élite », disait Thomas Sankara. Le peuple congolais a la maturité et il doit se prendre en charge parce que l’élite politique est corrompue. Nous demandons que le député qui a outragé le chef de l’Etat soit invalidé pour qu’il y ait un apaisement.

Propos recueillis par Patrick Ilunga

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