Economie

Bassin du Congo : Les scientifiques confirment l’existence d’une nouvelle zone des tourbières en RDC

Les chercheurs scientifiques de l’université de Leeds (Angleterre) et ceux de l’Université de Kisangani (RDC) ont confirmé l’existence d’une nouvelle zone des tourbières dans la forêt du Bassin du Congo comme ils l’avaient prédit. C’était au cours de la 2ème expédition médiatique de tourbières du 15 au 19 juin organisée par l’ONG internationale spécialisée en protection de l’environnement Greenpeace Afrique.

Cette nouvelle zone de tourbières du Bassin du Congo est située au village Mpeka entre les rivières Ruki et Busira dans la province de l’Équateur.
Pour Dr Corneille Ewango, le Professeur à l’Université de Kisangani, la particularité de cette zone est qu’elle est riche en carbone et que la tourbe se forme aussi par l’érosion de la rivière. Il a demandé également à la population locale à protéger cette zone et surtout à coopérer avec les scientifiques qui font l’exploration.

« Ce qui est intéressant c’est le fait que juste à 500 mètres de la rivière, on est déjà à 1 mètre de profondeur. C’est une bonne chose puisque ça se concordent avec notre prédiction que la tourbe ici se forme par l’érosion de la rivière. Ça veut dire qu’il y a un apport d’érosion qui vient de la rivière et qui s’entasse ici. La population locale doit protéger cette forêt puisque leur survie dépend de son existence. Les scientifiques ne sont pas venus exploiter ou faire quoi que ce soit. Nous demandons à la population de les accompagner dans leurs explorations puisqu’il s’agit de l’intérêt de tous », a-t-il expliqué.

Pour sa part, l’ONG Greenpeace attend les résultats des experts afin de savoir comment orienter son plaidoyer lequel se focalise sur la protection du climat qui passe par la protection des tourbières du Bassin du Congo. Elle pense qu’il est inadmissible que le gouvernement autorise les activités ou projet tendant à détruire cet écosystème.
« Pour Greenpeace, les tourbières sont d’une importance capitale puisque si toutes les tonnes de carbone qui sont stockées dans ces tourbières sont détruites cela va augmenter énormément la chaleur dans l’atmosphère. Donc pour nous, le climat est très important et nous devons tout faire pour le protéger. Greenpeace fait un plaidoyer pour que les tourbières du Bassin du Congo soit effectivement protégées et qu’il n’ait pas des activités qui vont dans le sens de les détruire. Pour nous, c’est inacceptable que le gouvernement qui devrait protéger les tourbières soit le premier à le détruire. On doit penser à développer d’autres sources économiques que l’exploitation forestières dans le Bassin du Congo », a déclaré Patient Muamba, chargé de projet forêt chez Greenpeace.
La superficie de tourbières de la forêt du Bassin du Congo est estimée à 14 millions d’hectares ce qui est supérieure à la taille de l’Angleterre. Ces tourbières contiennent un tiers du stock de carbone mondial des tourbières tropicales soit 105 milliards de tonnes. La destruction de ces tourbières va libérer dans l’atmosphère les gaz à effet de serre équivalent d’un pays industrialisé comme les Etats-Unis pendant 20 ans.

GH/Desk Eco

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