Economie

Bilan économique de l’équipe sortante : Déogratias Mutombo : “Joseph Kabila laisse à Félix Tshisekedi des indicateurs macroéconomiques dans le vert.”

Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a été élu cinquième Président de la République Démocratique du Congo (RDC) pour succéder à Joseph Kabila Kabange à la tête du pays, le jeudi 24 janvier 2019. Juste avant l’investiture de Félix Tshisekedi – qui succède à Joseph Kabila à la tête de la RDC – le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, a défendu le bilan économique de l’équipe sortante. Des chiffres encourageants pour une économie caractérisée par des faiblesses récurrentes.

En cédant son fauteuil de Président de la RDC, Joseph Kabila laisse derrière lui des indicateurs économiques au vert. En 2018, le pays a enregistré une croissance économique de 4,2%, une bonne performance comparé au taux de croissance négatif de -2,1% lors de son accession à la magistrature suprême en 2001. Ces chiffres émanent du bilan dressé par le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Déogratias Mutombo. Félix Tshisekedi, qui doit former un nouveau gouvernement pour la RDC, hérite d’une économie avec un taux d’inflation de 7,1% contre 135% en 2001.

Selon la BCC, les 18 ans de la présidence de Joseph Kabila ont été notamment marqués par une stabilité relative sur le marché des biens et des services et une amélioration du taux de change. Dans son discours d’adieu à la nation du 23 janvier, Joseph Kabila impute ces résultats qu’il juge positif à la mobilisation sans faille de l’ensemble des Congolais, au dialogue permanent avec les forces politiques et sociales, comme moyen de prévention de conflits et de règlement de différends. Il a aussi salué l’action des forces de défense et de sécurité, ainsi que la diplomatie agissante du pays et les réformes institutionnelles au nombre desquelles la décentralisation et la récente révision du code minier. Il s’est également félicité de la mise en place d’une politique monétaire et d’une gestion rigoureuse des finances publiques, qui auraient permis de pacifier et de réunifier la RDC.

« L’économie a été stabilisée, puis relancée, la reconstruction engagée, l’accès aux services sociaux de base amélioré et les avancées sans précèdent enregistrées en termes de démocratisation et d’instauration de l’Etat de droit avec notamment l’organisation régulière des élections libres et démocratiques », a déclaré l’ancien chef de l’Etat Congolais.

Selon le gouverneur de la BCC, l’économie de la RDC a réalisé ses meilleures performances en 2014 avec une croissance de 9,5% avant de plonger à 6,9% en 2015, puis de chuter à nouveau à 2,4% en 2016 pour s’établir à 3,7% en 2017, avant de remonter à 4,2% à fin septembre 2018. Cette croissance est soutenue essentiellement à 50% par l’industrie extractive du pays, qui rend le rend également vulnérable et exposé aux chocs externes. Pour l’année 2019, le pays – dont le PIB a été estimé 37,24 milliards de dollars en 2017, pour une population de 92 millions d’habitants – s’attend à une croissance de 5,6%.

Les faiblesses de l’économie de la RDC

Des avancées certes, mais l’économie congolaise continue de souffrir de faiblesses structurelles que le pouvoir sortant a laissé intact. Des limites liées notamment à sa forte dépendance aux exportations minières, de son incapacité à lutter efficacement contre le chômage, mais aussi à développer les infrastructures de bases, à combattre et à enrayer la corruption.

Par Maimouna Dia. Titre de Géopolis.

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