Economie

Dans une note de plaidoyer pour le développement du Sud-Kivu : Olive Mudekereza soutient la vision d’intégration sous-régionale de la RDC prônée par Félix Tshisekedi

Depuis qu’il est à la tête de la République Démocratique du Congo (RDC), le successeur de Joseph Kabila Kabange ne ménage aucun effort pour réintégrer le pays dans toutes les organisations sous-régionales. Dans un document intitulé ‘’Note de plaidoyer (…) pour le développement et le bien-être de la population de la province du Sud-Kivu’’ dont Géopolis Hebdo s’est procuré une copie, jeudi 05 septembre 2019, l’honorable Olive Mudekereza Namegabe salue la vision du Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour l’intégration de la RDC dans les organisations sous-régionales telles que la Communauté Economique pour le Développement de l’Afrique Australe (SADC), la Communauté Economique des Pays d’Afrique de l’Est (COMESA), la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), la Communauté Economique pour le Développement des Pays de la Région des Grands-Lacs (CEPGL), pour ne citer que celles-ci, afin de jouer son rôle moteur de développement de l’Afrique compte tenu des ses richesses naturelles et humaines. A ce sujet, le député national élu dans la circonscription électorale de Walungu, au Sud-Kivu, recommande au premier citoyen de la République une bonne préparation pour conformer la RDC aux conséquences des exigences de l’Union de la Zone de Libre Echange en Afrique pour l’industrialisation, la création d’emplois et des richesses et surtout, d’éviter d’accumuler beaucoup de retards dans l’industrialisation congolaise. Objectif de la démarche ? « La RDC ne doit pas seulement être un consommateur des produits des autres pays de la région mais être aussi parmi les exportateurs », pense l’élu du peuple. En effet, la province du Sud-Kivu dont la superficie est de 65.000Km², avec une population estimée à plus ou moins 5.700.000 habitants, demeure parmi les provinces les plus vulnérables de la RDC avec beaucoup de défis à relever tant sur le plan sécuritaire, économique, social, environnemental, infrastructurel et tout ceci malgré ses multiples potentialités minières, agricoles, touristiques et sa position géographique très stratégique avec 4 pays voisins notamment le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie via le lac Tanganyika depuis Pulungu (Zambie). La province du Sud-Kivu est aussi voisine aux provinces du Nord-Kivu, Tanganyika, Nord Katanga et Maniema. Il sied de noter que le Grand Kivu en général a 6 pays limitrophes parmi les 9 pays voisins de toute la RDC en Afrique.

Se penchant spécifiquement sur la province du Sud-Kivu, l’élu de Walungu a proposé des actions prioritaires que pourrait mener le Gouvernement Ilunkamba pour relever les multiples défis ci-haut cités. S’agissant de la sécurité (Ndlr : la sécurité physique des personnes et de leurs biens mais aussi la sécurité judiciaire dans le pays) par exemple, condition sine qua none à la réussite de l’action gouvernementale, Mudekereza Olive note les points saillants ci-après : (1) l’insécurité généralisée sur l’étendue de toute la Provinceet beaucoup plus particulièrement dans les territoires de Shabunda, Mwenga, Uvira, Fizi, Walungu, Kabare et Kalehe, (2) la présence des groupes armés aussi bien nationaux qu’étrangers avec comme conséquence la déstabilisation des pays des grands Lacs (Rwanda, Burundi et l’Ouganda), (3) la circulation et le trafic d’armes à feu, (4) les frontières sont faiblement sécurisées surtout dans la plaine de la Ruzizi et sur le long du Lac Kivu et enfin, le manque de l’autorité de l’Etat dans plusieurs coins de la Province du Sud-Kivu.

Eu égard à ce qui précède, l’élu du Sud-Kivu suggère entre autres : (1) Ne ménager aucun effort pour éradiquer tous les groupes armés tant étrangers que locaux qui sèment terreur et désolation au Sud-Kivu occasionnant ainsi l’insécurité qui tend à menacer même toute la région et bloquer le décollage économique de la Province, (2) Collaborer étroitement avec la Société civile du Sud-Kivu, les chefs coutumiers et les autres couches de la population pour trouver les pistes de solution en rapport avec l’insécurité, (3) Mettre en place de manière urgente une équipe d’experts en stratégie militaire pour des études rigoureuses afin d’identifier et cartographier tous les groupes armés, leur source de financement en armes et en minutions leurs revendications, leurs complices et les tireurs des ficelles et leurs complices, en les catégorisant en groupes étrangers et locaux pour déterminer la responsabilité de la RDC, celle de la communauté internationale et celle des pays voisins à qui appartiennent ces groupes. Cette liste n’est pas exhaustive.

En ce qui concerne les infrastructures de base, le député national milite pour la réhabilitation des routes nationales comme la RN2 et la RN5, au grand Kivu, qui est d’une importance capitale pour le développement intégral et la relance de l’économie. Cette réhabilitation va inciter la production et l’évacuation des produits agricoles de la base jusqu’aux grands centres de consommation.

Sur le plan urbanisation, Olive Mudekereza propose l’extension du chef-lieu de la province vers 3 axes (Mudaka – Birava, axe Kabare – Kalehe au bord du lac Kivu ; Chidaho Mugogo, axe Kabare – Walungu et Kasihe – Nyangezi, Axe Kabare – Walungu) en respectant les normes urbanistiques standards des villes modernes compte tenu de la démographie montante de la population avec un plan d’aménagement bien lotis afin lutter contre les problèmes urbanistiques, incendies, érosions, éboulement…

Quant à la route Bukavu – Shabunda, celle-ci doit être une priorité des priorités et demande une réhabilitation urgente afin de désenclaver ce coin de la province où la population souffre énormément pour le déplacement à cause du coût des billets d’avion Bukavu – Shabunda qui sont très chers par rapport aux prix des billets Bukavu – Kinshasa ou même Bukavu – Dubaï.

Sur le plan minier, Olive Mudekereza pense qu’il faut réorganiser le secteur minier dans le cadre de l’exploitation artisanale surtout à Nyabibwe et Numbi, dans le territoire de Kalehe, en assouplissant les procédures de légalisation. Il faut aussi, pense-t-il, inciter les PME congolaises à investir dans le secteur afin de sortir de l’artisanat vers le semi-industriel, ensuite vers l’exploitation industrielle.

L’entreprenariat des jeunes, le développement durable et la lutte contre le réchauffement climatique, le social, l’agropastoral, l’énergie, les sports et loisirs, le paiement de la dette intérieure pour soulager la trésorerie des quelques entrepreneurs locaux, pour ne citer que ces secteurs, figurent aussi en bonne place dans la note de plaidoyer de l’honorable Olive Mudekereza envoyée aux autorités compétentes.

Dieudonné Buanali

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