Société

DÉJÀ INTERDIT PAR LE GOUVERNEMENT : L’usage des emballages plastiques, un danger pour l’environnement

Par décret n° 017/018 du 30 décembre 2017, le Gouvernement de la République a pris la ferme décision d’interdire la production, l’importation, la commercialisation, et l’utilisation des sacs, sachets, films, et autres emballages en plastiques sur toute l’étendue du territoire national. En pratique, la production et la commercialisation des objets en plastique non biodégradables se poursuivent sans désemparer avec toutes les conséquences négatives sur l’environnement. Dans les différents coins et recoins de la capitale politique de la République Démocratique du Congo (RDC), on y trouve des déchets industriels et des ménages, des bouteilles en plastique jetés ça et là au vu et au su de tous. Conséquence, certaines de ces matières plastiques qui remplissent les caniveaux, les collecteurs d’eau, les égouts et rivières ont pour destination finale, le grand et majestueux fleuve Congo, l’un des cours d’eau le plus poissonneux du pays. D’autres par contre y restent pendant des longs mois et provoquent des inondations dans les communes. Et pourtant, cette mesure est déjà d’application depuis le 1er juillet 2018. Sur le terrain, c’est le statu quo. Sur ce, l’usage des emballages plastiques est-il un danger humain ? Pour trouver une réponse à cette épineuse question de gestion des déchets qui se pose avec acuité dans la ville-province de Kinshasa, les reporters de Géopolis Hebdo ont interrogé, hier jeudi 11 avril 2019, les kinoises et kinois. C’est tout naturellement qu’ils ont répondu à notre question.

Junior Mampwenzo, un habitant de Kinshasa : « Le gouvernement devrait créer des sociétés de recyclage des matières plastiques. Les usines qui produisent les objets en plastique ont également leur part de responsabilité dans tout ce que nous vivons à Kinshasa ». Selon un autre kinois qui a requis l’anonymat, « les bouteilles et emballages plastiques ne sont pas du tout à condamner car, ils nous aident à nous rafraîchir ». Et d’ajouter : « Sans ces emballages, comment va-t-on vendre de l’eau, du jus ? Il n’y a pas assez de poubelles publiques. Le peu de poubelles qui existent sont déjà tous remplis et non vidés. Voilà la cause de toutes les saletés qu’on retrouve dans nos communes et quartiers ».Le nouveau Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka a du pain sur la planche. Assainissement du milieu et la lutte contre l’insalubrité publique figurent en bonne place dans le projet de société du nouveau chef de l’exécutif provincial de Kinshasa afin de redorer l’image ternie de la capitale. Kinshasa doit redevenir belle. Oui, c’est possible si et seulement si tout le monde met la main dans la patte. Le premier citoyen de la ville devra donc s’y investir pour que la plus grande mégalopole de la RDC retrouve sa beauté d’avant et ainsi, l’on pourra à nouveau dire Kinshasa la belle. Sinon, l’usage continu des emballages plastiques deviendra un danger à la fois pour l’humain et l’environnement.

Sephora Kimbau et Chris Muepu (Stagiaires IFASIC)

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