Santé

Ebola en RDC : Un enjeu de taille pour l’économie !

Face à la menace croissante du virus Ebola, Marc Duchevet et Florence Allot, du cabinet de consulting Deloitte, alertent sur la nécessité pour les entreprises de faire face à ce risque sanitaire majeur. Dans le contexte alarmant de propagation de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola, de nombreuses entreprises s’interrogent sur la conduite à tenir au regard de leurs activités internationales, car une grande crise de l’Ebola aurait des répercussions incalculables sur le système économique, par exemple, la fin de la mondialisation des biens et des personnes, le trafic aérien serait réduit au strict minimum, l’immigration serait complètement interdite, les frontières étatiques seraient restaurées et pire que tout, la société de consommation s’arrêterait. Les masses auraient alors des réactions imprévisibles. C’est ce genre de scénario que les mondialistes souhaitent à tout prix éviter.

A la place, les mondialistes préconisent des efforts de coordination internationale et l’envoi de troupes à l’étranger, autant de solutions qui vont à l’encontre du principe de souveraineté des nations. Et si demain, des troupes de l’ONU, sous l’égide de l’OMS, prennent en main une situation chaotique alors les mondialistes auront gagné leur pari en transformant une menace à leur profit et ainsi le système pourra perdurer tout en évoluant vers plus de gouvernance globale.

On entend aussi par-ci par-là que l’Ebola est un virus relativement bénin éliminable par un simple lavement de main et autant d’autres sornettes générées par cette psychologie du déni qui imprègne ce milieu et qui n’est rien d’autre qu’un terrible aveu de faiblesse. De l’autre côté, la classe des possédants s’active pour rapatrier le maximum de malades occidentaux, l’enjeu est de taille, il s’agit tout d’abord de prélever un sérum de convalescence contenant des anticorps assurant une relative immunité. Ensuite, il s’agit évidemment de mettre au point un vaccin ou un traitement efficace. Les enjeux sont colossaux et se chiffrent en milliards de dollars et contrairement à la calamiteuse campagne du H1N1, il n’est pas exclu que cette fois les mondialistes atteignent leur objectif en matière de vaccination obligatoire, auquel cas il va de soi que le vaccin ne sera pas le même selon que vous apparteniez à la caste dirigeante ou aux couches populaires.

A l’heure actuelle, l’épidémie d’Ebola est un fait avéré, sa croissance exponentielle est probable et le risque qu’il quitte le continent africain est bien réel. On ne peut que constater que les autorités prennent ce danger très au sérieux et qu’elles préparent doucement le public en ce sens.
Si l’on s’en tient à une lecture apocalyptique de l’actualité, une grande épidémie d’Ebola pourrait bien faire partie des signes eschatologiques communs au christianisme et à l’islam. De ce point de vue, l’Ebola serait alors un châtiment divin comparable à la peste noire du moyen âge qui après l’interdiction de l’ordre des templiers a fauché prés de la moitié des habitants du continent européen. Il faudra suivre avec attention l’évolution de la situation dans les semaines et les mois à venir dans le nord-est de la RDC pour savoir ce qu’il en est réellement et le cas échéant, prendre les dispositions qui s’imposent.

Face à la menace croissante du virus Ebola, Marc Duchevet et Florence Allot, du cabinet de consulting Deloitte, alertent sur la nécessité pour les entreprises de faire face à ce risque sanitaire majeur. Dans le contexte alarmant de propagation de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola, de nombreuses entreprises s’interrogent sur la conduite à tenir au regard de leurs activités internationales.

Pour mettre un terme à la transmission de la maladie, une intensification de l’action internationale est requise d’urgence. Pour les entreprises potentiellement concernées installées dans ces ‘’milieux à risques’’ situées au nord-est du Congo tels que Kibali Gold Mine (une co-entreprise entre Barrick, Anglo Gold Ashanti et la société parapublique SOKIMO), Banro-DRC, Mongwalu Gold Mine, l’enjeu est double : préserver la sécurité des travailleurs et anticiper l’impact socio-économique de la flambée épidémique.

Afin de comprendre les enjeux pour leurs activités – santé/sécurité au travail et impacts économiques -, les entreprises doivent disposer d’une information exhaustive, précise et claire sur la situation. Cette information doit être issue de sources fiables : il s’agit prioritairement des publications officielles délivrées par les organisations internationales impliquées sur le terrain telles que l’OMS ou Nations Unies. Des renseignements utiles sont aussi fournis par les organisations sectorielles comme l’Organisation Internationale du Travail (OIT), des rapports et recommandations des gouvernements, et des communications délivrées par les ONG. Toute source d’information est exploitée avec précaution et son degré de fiabilité est analysé par des professionnels compétents dans le domaine, pour ne pas prendre de décisions hâtives sur la base de rumeurs infondées.

Face à ce risque, les entreprises sont appelées absolument évaluer les risques pesant sur leur activité dans ce contexte particulier. Elles peuvent bien entendu être impliquées directement si leurs activités sont localisées dans la région touchée ou si elles impliquent le déplacement d’employés dans cette région.

Mais les effets peuvent aussi être indirects, par le biais de fournisseurs et de distributeurs eux-mêmes impactés par les évènements. Certaines professions sont aussi plus particulièrement à risques: professionnels de santé, techniciens de laboratoire, gestionnaires de déchets, ou encore certains personnels d’entretien.

L’identification et l’évaluation des risques de crise liés à l’épidémie nécessite de déterminer les combinaisons de risques possibles et de cartographier les interdépendances.
Une fois les risques identifiés, les entreprises doivent être en mesure d’adopter rapidement des consignes de sécurité adaptées à la situation et les communiquer aux employés concernés parce qu’ils travaillent dans les pays touchés par l’épidémie ou sont susceptibles de s’y rendre. Cela relève de leurs obligations et leur responsabilité peut être engagée.

Face à cette urgence sanitaire de portée internationale, il faut souligner que les entreprises jouent un rôle majeur dans la diffusion de l’information et des bonnes pratiques qui permettront d’enrayer l’épidémie, ainsi que dans le maintien de l’activité économique de la zone géographique concernée.

Dieudonné Buanali

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code

Site développé & hebergé par Justin Tshims

CONTACTEZ-NOUS !

Editeur-Responsable : William Albert Kalengay
Bureau : Avenue Syndicat, n° 315, Kinshasa-Gombe, RDC
Tél. : +243998110441
E-mail : geopolismag@yahoo.fr

Copyright © 2016 Geopolis Magazine

To Top