Politique

Elections avec ou sans machine à voter : La CEP/UDPS poursuit la cascade de formation des témoins à travers le pays

La décision de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) d’aller aux prochaines élections avec ou sans machine à voter de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est tellement prise au sérieux par toutes les instances du parti que des mesures stratégiques d’accompagnement sont mises en œuvre. A la Commission Electorale Permanente (CEP), structure de gestion des enjeux électoraux au sein du parti, l’heure n’est pas à la distraction. A plus ou moins trois semaines de la période de campagne électorale, cette structure que chapeaute Maitre Jacquemain Shabani est à pied d’œuvre. Après le lancement officiel de la cascade de formation des témoins par le Président de l’UDPS, Félix Antoine Tshisekedi, le mois dernier, dans la capitale, la CEP a entamé l’étape des provinces, avec pour objectif de former plus ou moins 270.000 témoins à déployer dans les 90 milles bureaux de vote de la Centrale Electorale. Dans une interview exclusive accordée à Géopolis Hebdo, Maitre Jacquemain Shabani qui a séjourné à Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental la semaine dernière, a rappelé que l’UDPS n’entend pas boycotter les élections du 23 décembre prochain et se bat plus que mesure pour que le calendrier électoral soit scrupuleusement respecté. Pour l’ancien Secrétaire Général de l’UDPS, la surveillance électorale à travers la formation et le déploiement des témoins dans les bureaux de vote de la CENI, demeurent un moyen important pouvant permettre de contrer la tricherie. Après l’étape de Mbuji-Mayi, Jacquemain Shabani annonce le lancement de la cascade à Goma, Bukavu, Kisangani et Mbandaka (Interview).

Géopolis Hebdo (GH) : Où en est la Commission Electorale permanente de l’UDPS avec la cascade de formation des témoins pour les prochaines élections ?

Jacquemain Shabani (JS) : La formation des formateurs en cascade suit son chemin et évolue très bien. Nos formateurs sont disponibles et en actions à Kinshasa, Lubumbashi, Kisantu, Kasaï-Oriental, Ngandajika, Mwene Ditu, Lusambo, Kamiji, Luilu, Kasangulu, Tshiela et Boma. C’est donc un déploiement de plus de 2500 formateurs à travers le pays.

GH : L’objectif selon vous est de former combien de personnes pour l’ensemble de 90.000 bureaux de vote de la CENI ?

JS : Nous avons l’objectif de former et de déployer 270.000 témoins et les rendre disponibles dans tous les 90.000 bureaux de vote et centres de compilation de la CENI.

GH : Avec cette cascade qui se poursuit normalement, l’UDPS se dit donc déterminée à aller avec ou sans machine à voter aux élections prévues le 23 décembre ?

JS : La crédibilité du processus électoral est une de nos préoccupations majeures. Le combat pour un scrutin libre, transparent et démocratique, est notre depuis toujours. Il est même l’identité de l’UDPS, il n’y a qu’à lire la lettre de 52 pages pour le comprendre. Mais partant de l’expérience de notre combat de plus de 30 ans, nous disons Non au boycott et à tout report du calendrier électoral au bénéfice d’un énième glissement de Kabila.

GH : Pourquoi l’UDPS a brillé par son absence à la marche de l’opposition organisée le 26 octobre dernier, cela ne donne-t-il pas raison à ceux qui pensent que l’UDPS, votre parti, est de mèche avec le Front Commun pour le Congo (FCC) ?

JS : Simplement pour une divergence de vue sur une approche. Nous sommes une coalition multiple (4+3) avec des expériences diverses. Contrairement à tous les autres partis amis, l’UDPS a l’expérience du boycott électoral mais aussi de la trahison à chaque fois qu’il fallait prendre de grandes décisions. Nous avons levé l’option du non boycott électoral et du respect strict du calendrier électoral, nous avons démocratiquement partagé cela en réunion avec tous et nous étions convaincus que les amis allaient comprendre notre démarche. Et à la rencontre d’Afrique du Sud, les violons se sont accordés. Le reste n’est que polémique de campagne.

GH : L’opposition notamment le groupe de 7 leaders politiques projette de désigner, au plus tard le 15 novembre, un candidat commun. Que ferait l’UDPS au cas où le choix des opposants ne tomberait pas sur votre candidat Félix Antoine Tshisekedi ?

JS : Tous, ensemble, nous travaillons pour la candidature commune. Il importe que très rapidement cette question soit vidée pour nous permettre d’entamer la campagne dans une certaine sérénité. Au cas contraire, il nous faudra identifier ce qui reste de nos intérêts communs et mutualiser nos efforts comme par exemple la surveillance électorale. La candidature commune devra faire l’objet d’un critérium objectif, non partisan et une désignation consensuelle.

Propos recueillis par Théodore Ngandu

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