Société

ENQUÊTE DE LA RÉDACTION : L’avortement précoce en milieu des jeûnes, causes et conséquences

On entend par avortement « une expulsion spontanée ou provoquée de l’embryon ou du fœtus humain, avant qu’il soit viable (Larousse, 2016) ». On distingue l’avortement spontané appelé communément « fausse couche » dû à une maladie ou sans cause connue et l’avortement provoqué, pratiqué soit pour des raisons thérapeutiques (protection de la vie de la mère), soit pour des raisons non thérapeutiques et appelé alors « interruption volontaire de grossesse » lorsqu’il est légal.

En effet, l’avortement est un élément qui contribue probablement fortement au nombre élevé de décès maternels enregistrés en République Démocratique du Congo (RDC). « Le nombre d’avortements pratiqués en 2016 à Kinshasa, capitale de la RDC, est estimé à 146 700 », d’après les résultats d’une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Kinshasa en collaboration avec le Guttmacher Institute. Cela représente un taux d’avortement de 56 pour 1 000 femmes en âge de procréer, signe d’une pratique très fréquente dans la ville-province. Sur ce, quelles en sont les causes et les conséquences ? Pour répondre à cette question, Géopolis Hebdo a interrogé ce lundi 15 avril 2019 quelques Kinoises et kinois sur ce phénomène de société. C’est tout naturellement qu’ils ont répondu à notre question.

Marie-Jeanne Kasiala, une femme qui a subi un avortement précoce : « Je me suis marié à l’âge de 32 ans. J’ai eu mon premier fils une année après. Je suis encore tombée enceinte, deux mois après j’ai subi un avortement précoce. Je n’ai pas pu respecter normalement les consignes de mon Docteur (Ndlr : Gynécologue). Je faisais presque tout seule et je n’avais personne pour m’aider dans les tâches ménagères : la cuisine, la lessive, le nettoyage de la maison, le marché… J’accouche dans deux mois, jusque-là tout va bien parce que j’ai essayé cette fois-ci de bien prendre soin de moi dans tous les domaines de la vie ». Et à un professionnel de santé de délier sa langue.

Paulin Kayembe, Docteur-Gynécologue au centre médical Mobikisi : « En tant docteur, j’interviens à l’avortement que lorsque c’est nécessaire. Et si c’est pour garantir la santé de la maman. La plupart de femmes qui subissent ce problème sont celles qui travaillent même quand elles sont presqu’à terme. En tant que femmes de ménage, certains mouvements leur sont strictement interdits à une étape donnée de la grossesse. La femme doit se prendre en charge pendant ses neufs mois de grossesse pour éviter de se victimiser. Sinon, elle aura à subir les avortements précoces ».
Propos recueillis par Séphora Kimbau (Stagiaire IFASIC)

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