Société

Enseignement supérieur et universitaire (ESU) : Le phénomène PST (Point sexuellement transmissible), valeur ou antivaleur ?

Le point sexuellement transmissible (PST), un nouveau phénomène de société qui gangrène le secteur de l’éducation, plus précisément dans les milieux universitaires où certaines étudiantes sont contraintes d’avoir des relations sexuelles avec leurs enseignants afin de réussir. En ce jour, pour passer de promotion, certaines filles sont victimes des viols perpétrés par certains membres des corps enseignants publics ou privés. Ce phénomène, qui va à l’encontre des bonnes mœurs dans société congolaise et des droits humains, prend de plus en plus de l’ampleur dans les milieux académiques de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Ces actes se passent au sein même des établissements universitaires pour les unes. Tandis que pour les autres, elles sont invitées par leurs hôtes.

Une étudiante de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), victime de cette pratique honteuse, témoigne avec un air triste dans l’anonymat : « Le chef de travaux m’a invité une fois dans son bureau, sans pudeur, il a commencé à me parler de l’amour qu’il avait envers moi. Les instants d’après, il s’est approché de moi et a commencé à me forcer la main, en touchant quelques parties (intimes) de mon corps ».

Décidée à ne pas céder, l’étudiante va quand même opposer une résistance à la demande incessante de son enseignant jusqu’à ce que celui-ci soit fatigué. Dans certains cas, les enseignants (chef de travaux et assistants) laissent libre choix aux étudiants qui recherchent à réussir dans leurs cours : le sexe (la réussite) ou pas de sexe (l’échec).

« Ils appellent cela enrôlement lorsqu’il s’agit des filles et de Lidabo lorsqu’il s’agit des garçons. Pour ces derniers, on exige seulement de l’argent », explique un étudiant de la faculté du gaz et pétrole de l’UNIKIN.

« L’année passée, j’avais un problème dans le cours des sciences politiques, l’assistant du cours m’avait dit que si je veux passer de promotion, je dois coucher avec lui le jour suivant à 15h00. Sinon, je reprends l’année. J’étais contré à quitter la colline inspirée pour l’Université Catholique du Congo (UCC) car, j’avais repris la deuxième année de Graduat », regrette une étudiante sous couvert de l’anonymat.

« La prise de conscience des étudiantes et la dénonciation restent des armes essentielles », mentionne un assistant de la faculté des lettres et sciences humaines. Et d’ajouter : « Une étudiante doit d’abord faire des efforts pour réussir et ensuite, contrôler aussi son habillement ».

Les autorités universitaires, le ministère du genre, famille et enfant, l’ONU-Femme/bureau RDC, et les autres structures compétentes chargées de la protection de la femme et de la jeune fille ont du pain sur la planche.

Christiana Muzia (Stagaire/UNIKIN)

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