Economie

ÉROSION DE BADIADINGI (RN n°1) : l’assurance du ministre Thomas Luhaka

C’est une route sur laquelle passent 85% du trafic routier menant à Kinshasa. Un point d’entrée des produits de consommation dont a besoin Kinshasa pour vivre, notamment les céréales et les surgelés que consomme la très peuplée capitale. La voir s’effondrer totalement aurait eu un impact économique et social très important. Voilà qui explique la diligence avec laquelle le président de la république s’est rendu sur les lieux de la catastrophe après la grande pluie de vendredi. A l’instar du chef de l’Etat, le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction s’est évertué à faire une descente sur la route érodée pour palper du doigt la réalité de cette route et l’avancement des travaux. Thomas Luhaka qui a accordé une interview exclusive à Géopolis Hebdo, s’est montré optimiste quant à la reprise totale du trafic. A l’en croire, la route a repris du service à 60 ou 70%. Autant dire que le pire est déjà derrière la ville de Kinshasa. Toujours selon le ministre des ITPR, d’ici deux semaines, le trafic reprendra à 100%. Interview Exclusive

Vous venez de rentrer du site de la route nationale N°1 qui s’est effondrée, pouvez-vous nous dire exactement quelle est la situation aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le trafic a repris à 60 ou 70%. La situation a beaucoup évolué parce que l’entreprise qui est en train de faire les travaux sous la supervision de l’Agence Congolaise des grands travaux a pu, en trois jours, avec 130 camions de terre, comblé l’érosion qu’il y avait là-bas. Le rapport que je viens de voir maintenant, ce qu’ils pourront terminer tous les travaux en deux semaines. Les travaux ont beaucoup évolué parce qu’ils ont travaillé de jour et de nuit. Voilà la situation d’aujourd’hui.

La chose qui nous préoccupe est que ce n’est pas la première fois que ce site-là est endommagé. Quelles sont les précautions et les mesures prises pour que ce genre de catastrophe n’arrive plus. Et au-delà, qu’est-ce qui est à l’origine de la succession de ces catastrophes ?

L’origine de ces catastrophes c’est de l’incivisme à l’état pur. En fait, ce qui passé c’est qu’il y a un riverain qui est venu avec des moellons qui ont bouché les caniveaux. L’eau ne sachant plus par où passer, elle s’est créé son chemin. Maintenant avec les pluies diluviennes qui se sont abattues, voilà l’origine de cette catastrophe. Donc c’est un acte d’incivisme de gens qui jettent des histoires dans les caniveaux. Maintenant, qu’est-ce que nous avons pris comme précaution ? Ce que les responsables communaux doivent faire leur travail, les chefs des quartiers doivent faire aussi le leur. Parce que vous vous imaginez très bien qu’à mon niveau, ministre, je ne peux pas tout faire. Que nous soyons sensibilisés et ne pas regarder passivement lorsque votre voisin pose des actes d’incivisme qui peuvent coûter cher à la communauté.

La saison de pluie n’est pas finie. L’on annonce encore une pluviométrie abondante. Y-a-t-il des précautions à prendre par rapport à cela ?

Sur ce site-là les travaux continuent. Je vous ai dit que dans deux semaines la circulation va reprendre à 100%. Nous avons beaucoup de choses à faire, c’est-à-dire l’entretien des routes, mais comme vous le savez, pratiquement dans la ville de Kinshasa, entretenir les routes cela a un coût. Mais lorsque le trésor public n’arrive pas à suivre… Les gens pensent que le ministre des infrastructures est de mauvaise foi. Je reçois des appels de partout, de tous les quartiers de Kinshasa pour ne pas dire toute la république. Je suis chrétien comme vous le savez, mais on ne m’a jamais appris une prière pour réparer des routes. Il n’y a pas d’incantation possible à faire. Pour réparer les routes, il faut de l’argent. Je ne suis qu’un humain, je ne peux pas faire des miracles sans les moyens disponibles.

Quelles sont les autres tronçons en « danger » en ce moment ? Est-ce qu’il y a des tronçons où des gens ont mal construit ou ont fait montre du manque de civisme dont vous avez parlé.

Il y en a beaucoup. Par exemple actuellement, nous avons des têtes d’érosions la route nationale numéro 1 mais du côté de l’aéroport de N’djili. Pour être plus précis, entre l’aéroport de N’djili et le pont Nsele. Nous avons beaucoup des cas comme ça où il y a des têtes d’érosions qui menacent et nous sommes obligés d’intervenir à chaque fois.

Avez-vous l’idée du coût des travaux ? Est-ce qu’à ce jour le trésor public est en mesure de faire face à ces genres d’urgences ?

Le devis qui m’a été présenté fait état de 680 000 dollars américains pour les travaux. Le président de la république a autorisé que le ministère des Infrastructures et Travaux Publics et Reconstruction débloque 300 000 dollars comme avance sur cette somme.

Propos recueillis par WAK  

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