Santé

Journée mondiale de lutte contre le paludisme en RDC : SANRU s’active dans la baisse de la mortalité due à la malaria

Commémorée le 25 avril de chaque année, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme instituée par les Nations Unies. Le thème de l’année est : « Ensemble, travaillons afin d’en finir pour de bon avec la malaria ». Pour ce faire, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et l’Asbl SANRU (Soins de santé primaires en milieu rural) ont organisé vendredi dernier à Kinshasa un briefing des professionnels des médias, Au cours duquel, il a été essentiellement question de l’appui que SANRU apporte au ministère congolais de la Santé publique dans la lutte contre cette terrible maladie.

Il est aussi appelé malaria, le paludisme est réputée d’être parmi les maladies les plus meurtrières et infectieuses du monde. Déjà dans les années 2015, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué que le nombre de nouveaux cas était estimé à 214 millions, et les décès à environ 438 000. Quinze pays dont la République Démocratique du Congo, RDC, sont touchés par cette maladie.

L’Afrique totalise la majeure partie des cas de paludisme (80%) et des décès (78%) au niveau mondial. Cette maladie est due à un parasite, le Plasmodium, transmis par les moustiques qui en sont porteurs. Chez l’être humain, lorsqu’il y a multiplication des parasites dans le foie, et parviennent à s’attaquer aux globules rouges, il y aura des manifestations de la fièvre, des maux de tête et des vomissements. Ces symptômes apparaissent généralement 10 à 15 jours après la piqûre de moustique. C’est alors qu’il y a malaria. Au moment duquel il y a absence de thérapie, la malaria peut éventuellement mener quelqu’un à la mort par des troubles circulatoires qu’elle peut provoquer.

En effet, il faut noter que le SARU mène des actions de lutte contre le paludisme en ce sens que le Dr Fernandine Panzu, gestionnaire du projet de lutte contre le paludisme au sein de SANRU, a présenté au vu et su de tout le monde les interventions de cette association sans but lucratif dans la lutte contre la malaria en RDC. Il a également indiqué que l’Asbl travaille aux côtés du ministère congolais de la Santé publique depuis 1981 à travers plusieurs projets dont celui de lutte contre le paludisme.

Cette Asbl intervient dans 324 zones de santé sur les 515 que compte la RDC. Ces zones de santé sont situées dans 16 provinces du pays. A Kinshasa, SANRU intervient dans toutes les 35 zones de santé de la ville. Et en RDC, SANRU est un de principaux récipiendaires du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Le Dr Fernandine Panzu a précisé que l’association fournit aux centres de santé, aux maternités et aux hôpitaux des moustiquaires imprégnées d’insecticide à distribuer aux femmes enceintes dans la routine, des médicaments pour le traitement préventif de ces femmes, des intrants pour le test du paludisme et des médicaments contre cette maladie, et SANRU intervient aussi dans le domaine de la communication pour la sensibilisation des communautés et des ménages à la prévention et à la prise en charge du paludisme. C’est de cette manière que SANRU contribue à faire reculer le paludisme en RDC.

Selon les dernières statistiques, le nombre de décès dus au paludisme a sensiblement baissé, car il est passé de 82.000 en 2010 à 42.000 en 2015, par ce que le Programme national de lutte contre le paludisme recourt à trois principales stratégies pour faire reculer le paludisme. Et il a été prouvé que la mise en œuvre de ces stratégies de lutte contre le paludisme ont fait à ce que la RDC puisse réduire sensiblement le taux de mortalité.

Il faut savoir que la première stratégie est la prévention de la maladie par l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, par la pulvérisation de l’insecticide, par l’assainissement du milieu et par le traitement préventif intermittent des femmes enceintes.

La deuxième est la prise en charge de la maladie avec des schémas thérapeutiques pour le traitement du paludisme simple, le traitement du paludisme grave après la confirmation de la maladie par un test fiable. En cas de fièvre, il faut éviter l’automédication en se rendant dans le centre de santé le plus proche. La dernière stratégie est celle de la surveillance de l’épidémie.

Joël Nzengu

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