Politique

Lutte contre la corruption : La clé du mandat

Le continent Africain a célébré jeudi 11 juillet 2019, la journée africaine de lutte contre la corruption. En République Démocratique du Congo, l’Observatoire congolais de l’éthique professionnelle (OCEP) a organisé une cérémonie officielle à Kempiski Fleuve Congo hôtel, cérémonie à laquelle a pris part le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi. Plusieurs personnalités du pays ont pris part à cette importante activité. Dans son mot de circonstance, le Chef de l’Etat a réitéré sa volonté de faire de la lutte contre la corruption et de plusieurs autres antivaleurs, son cheval de bataille. « J’ai l’honneur de rappeler mon indéfectible engagement à lutter avec hargne, et sans relâche, contre la corruption et les actes infractionnels qui lui sont voisins, en l’occurrence la concussion, le détournement des deniers publics, le favoritisme, le clientélisme, etc. », a déclaré Félix Tshisekedi.

Pour le président de la République, la corruption touche de nombreux secteurs de la vie du pays, qu’ils soient publics ou privés. « Pendant la Deuxième République, la corruption avait trouvé ses ferments dans un pouvoir autocratique sans contrepoids, ni compte à rendre, une confusion entre biens publics et biens privés. Au lendemain de la révolution de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), il y a eu des stratégies prédatrices violentes, sous forme de confiscation des biens que l’on convoitait. Bien après le régime AFDL, la corruption s’est diversifiée dans ses formes au point même d’etre normalisée et banalisée », a indiqué le Chef de l’Etat.

En RDC, estime le premier citoyen de la République, le fléau de la corruption prend plusieurs formes. « Tantôt elle prend la forme d’accaparement ou le détournement des biens et deniers publics, principalement pour servir à l’achat des voix lors des élections, tantôt elle se présente sous forme de pots-de vin lors des rencontres avec des autorités de police, des magistrats, des inspecteurs des impôts ou même pour décrocher un marché public.


Pour stigmatiser l’ampleur du phénomène et son ancrage dans la société congolaise, d’aucuns ont indiqué avec ironie que tout peut s’acheter au Congo : une décision judiciaire, un titre universitaire, un diplôme scolaire, une carte d’identité, un emploi, un permis de construire, un passeport, une nomination politique, une promotion administrative, un titre foncier, un certificat de naissance, une attestation de bonne vie et mœurs, etc. », a indiqué le Chef de l’Etat.

A en croire le président de la République, la corruption rampante dans tous les secteurs de la vie demeure malgré tout un des principaux problèmes du pays et les personnes impliquées ne sont nullement inquiétées.

Des mesures de répression s’imposent !

Pour combattre ce fléau en RDC, le Chef de l’Etat souligne la nécessité d’appliquer la loi dans sa rigueur et à tous les niveaux. « Une telle situation de corruption ne peut nullement être tolérée, ni être entretenue. D’où, la nécessité et l’urgence d’envisager des mesures essentielles et plus efficaces pour faire face à ce phénomène de sorte à encrer la crédibilité du gouvernement dans sa quête d’une croissance inclusive et soutenue en RDC. La première mesure reste le respect de l’Etat de droit. Le respect de la loi à tous les niveaux doit être notre guide », a martelé Félix Tshisekedi avant de poursuivre : « Je fais appel à tout le personnel judiciaire du pays, spécialement aux magistrats qui doivent en toute circonstance rendre une justice juste et équitable, sans pour autant céder à la tentation de corruption. Des moyens importants seront mis à la disposition de la justice pour lui permettre de faire un bon travail ».

Félix Antoine Tshisekedi tient mordicus à sévir

« J’insiste sur l’approche répressive pour lancer ainsi un message fort contre les intouchables corrupteurs et corrompus d’hier et d’aujourd’hui. Sous mon mandat, ces intouchables sont appelés à la reconversion par la stricte application de la loi », a fait savoir le Chef de l’Etat congolais. Outre sa détermination à punir sévèrement les corrompus et les corrupteurs, le Président Tshisekedi annonce la ratification des instruments internationaux en matière de lutte contre la corruption. « Dans un avenir proche, je vais signer et déposer les instruments de ratification de la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Cette ratification permettra sans nul doute à la RDC de récupérer les produits et les avoirs de la transaction disséminés dans les paradis fiscaux, au détriment du bien social du peuple congolais », a révélé le Chef de l’Etat.

  

Félix Tshisekedi a enfin annoncé la création d’un service spécialisé au sein de son cabinet, dénommé Coordination pour le Changement des Mentalités (CCM) qui aura entre autres missions d’assurer la prévention, la sensibilisation en matière de la lutte contre toutes sortes d’antivaleurs.

Théodore Ngandu

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