Santé

Lutte contre l’épidémie de Chikungunya : La nécessité d’une prise en charge!

Réapparue pour la énième fois dans les zones de santé de Mont-ngafula I, II et kasangulu, l’épidémie de Chikungunya ne cesse de progresser à travers toute la capitale kinoise sans aucune pris en charge. Cependant, elle continue de faire plusieurs victimes handicapées pendant beaucoup de temps. Raison pour le corps médical à travers le Centre Interdisciplinaire de Gestion des Risques Sanitaires(CIGRS), en collaboration avec l’Association des Communicateurs de Santé en Afrique (ACSA/RDC), d’organiser une deuxième édition de la matinée scientifique sur cette épidémie. L’activité a eu lieu le mardi 14 Mai dernier, dans la salle polyvalente du Laboratoire Vétérinaire de Kinshasa. L’objectif de cette matinée scientifique étant d’interpeller le gouvernement et le ministère de la Santé, à pouvoir déclarer la prise en charge de cette maladie, a signifié le coordonnateur du Centre Interdisciplinaire de Gestion des Risques Sanitaires(CIGRS), Justin Masumu. Et à la presse comme quatrième pouvoir, de pouvoir propager la présente information au plus large que possible. L’orateur du jour Antoine Nkuba, médecin aux Cliniques Universitaires des Kinshasa, et à l’INRB, a appelé toute la communauté congolaise à s’impliquer de plus en plus dans l’affaire pour éradiquer la maladie.

Chikungunia est une maladie à virus dont l’agent vecteur s’appelle « aedes », un moustique qui se confond avec l’anophèle. Les signes cliniques de cette maladie sont la fièvre, les céphalées, la nausée, les arthralgies sévères, qui attaquent principalement les articulations du corps en les paralysant.

Jusque-là il n’existe pas encore de traitement étiologique, ni vaccin mais il reste encore symptomatique. La lutte anti-vectorielle se fait par contrôle des populations vectorielles pour maintenir des densités des vecteurs sous un seuil ne permettant plus la transmission, rappelle les experts. L’épidémie est réapparue pour la troisième fois vers la fin de l’année 2018 dans la partie ouest de la capitale et au kongo central. Actuellement elle a une tendance à migrer vers l’Est (N’djili, Lemba…) et une grande partie du Kongo Central, alertes les experts. Ils préconisent certaines perspectives pour lutter contre cette épidémie, telles que la continuité des analyses de laboratoire, qui permettrons de déterminer l’ampleur de la maladie ; le renforcement de la surveillance épidémiologique des groupes à risque (cas des enfants et des femmes enceinte) et enfin la sensibilisation de la population sur les mesures d’assainissement, la lutte anti-vectorielle et l’éducation sanitaire, qui constituent les mesures préventives. Parmi les victimes de cette maladie, Dieudonné Badibanga, médecin vétérinaire qui a partagé son expérience en précisant qu’il a été paralysé deux semaines durant. « J’avais très mal pour fléchir ma main ni tenir mon téléphone », a expliqué la victime.

De tous les témoignages suivit, il ressort que les malades ont été soulagé grâce aux anti-inflammatoires mais ont été paralysé durant au moins un mois. « Chikungunya, une maladie qu’il faut connaitre et combattre car il y a une minorité qui en resté handicapé pendant beaucoup de temps », a martelé le coordonnateur de CIGRS. Pas de cas de décès enregistré jusque-là, suite au manque de prise en charge. A ces jours il y a 999 cas suspect, 640 échantillons prélevés.
Pour clore, la structure informe le public que le dépistage pour cette épidémie se fait gratuitement à l’Institut Nationale des Recherches Biomédicales (INRB).

Carmel Kibaka

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