Société

Maï-Ndombe : La MONUSCO plaide pour le retour au calme à Yumbi

Dans un communiqué rendu public le mercredi 30 décembre dernier faisant dressant l’état de lieu de la situation à Yumbi, l’ONU affirme qu’au moins 535 civils ont été tués dans les violences interethniques qui ont touché mi-décembre dans la province de Mai-Ndombe en République Démocratique du Congo. Dans le même document, la Mission des Nations-Unies en RDC (MONUSCO) fait savoir que ces violences qui mettaient en confrontation les communautés Batende et Banunu ont provoqué des conséquences énormes et la destruction de plusieurs bâtiments dont 967 maisons, 14 églises, 17 écoles, 5 centres de santé qui ont été pillées et détruits.

Envoyée sur place pour s’enquérir de la situation, Florence Marchal, porte-parole de la MONUSCO déclare que la situation est étrange dans cette contrée : « C’est une ville fantôme. Il n’y a plus rien. Quasiment plus personne. On a peut-être rencontré 100 personnes au total », a-t-elle annoncé dans une interview accordée à ONU Info. En même temps, le communiqué du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), laisse entendre qu’au moins 16.000 personnes ont fui le territoire de Yumbi, la plupart ayant trouvé refuge de l’autre côté du fleuve Congo en République du Congo (Congo-Brazzaville).

Sur ce sujet justement, Leila Zerrougui, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC s’est exprimée en des termes aussi très touchant lors de la conférence de presse organisée mercredi dernier à Kinshasa : « On a vu le niveau de destruction, on a vu le fait que la population a fui et a traversé le fleuve parce qu’il n’y avait plus de possibilité pour elle. Et c’était une zone isolée, il n’y avait pas une présence militaire forte, l’administrateur lui-même a été assassiné ».

Faisant allusion au processus électoral qui doit se dérouler en Mars prochain, tel que signifié par la centrale électorale, la patronne de la mission onusienne en RDC fait savoir le souhait que son organisation a pour la tenue des élections dans cette partie : « Nous voulons vraiment accompagner le processus notamment par le retour des populations, la prise en charge de la situation sur place ; et aider à ce que les élections se tiennent en mars, mais le plus important, je dis qu’on a besoin d’un geste symbolique et, pour moi, le geste symbolique, c’est qu’on essaie très vite de reconstruire l’école. Et je vais vraiment tout faire pour qu’on reconstruise l’école rapidement, pour encourager les parents à revenir chez eux. Voilà ce que j’ai à dire pour le moment », a plaidé Leila Zerrougui.

La MONUSCO plaide pour le calme à Yumbi

Déclenchées à la suite d’un conflit portant sur l’inhumation d’un chef coutumier Banunu que la communauté avait souhaité enterrer à Yumbi, les violences constatées avec désolation ont inquiété plusieurs organisations dont la MONUSCO qui, d’ailleurs après deux mois des affrontement violents, estime important de tout mettre en œuvre pour faire revenir le plus rapidement possible à Yumbi les habitants des deux communautés pour qu’elles puissent reprendre leur coexistence de toujours.

Interrogés par la mission Onusienne, les habitants de cette partie touchée par les violences, ont indiqué qu’un geste fort serait la reconstruction rapide d’une école pour pouvoir permettre aux enfants de reprendre les cours », a dit Mme Marchal. Un projet sur lequel les Nations Unies ont décidé de s’investir « dans les jours à venir »

Clément Dibwe

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