Economie

Nouvelles mises en place à la Gécamines et la SNCC : Des nominations qui n’ont rien de tribal

Depuis la publication par le Chef de l’Etat des ordonnances nommant de nouvelles personnalités au sein des conseils d’administration de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines) et de la Société Nationale des Chemins de fer (SNCC), des voix se sont levées dans tous les sens pour non seulement fustiger ces ordonnances du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, mais aussi pour les qualifier de tribale, sous prétexte que seuls les ressortissants du Grand Katanga figurent parmi les heureux promus. Une thèse qui ne correspond pas aux faits tels qu’ils se présentent en réalité. Au sein de ces conseils d’administration figurent des ressortissants d’autres provinces tels que Guy-Robert Lukama du Sud-Kivu, Léon Mwine du Kasaï-Occidental et Jacques Kamenga du Kwilu.

Au-delà de toute critique, les nouvelles ordonnances du Président Félix Tshisekedi reflètent la volonté de la coalition au pouvoir FCC-CACH et la donne de la réconciliation nationale. En outre, l’équilibre géographique de l’ex Katanga aujourd’hui démembré est pris en compte dans ces nouvelles mises en place, au regard de la nature des entreprises Gécamines et SNCC. Ainsi, comme on peut bien le constater, le tout nouveau Directeur Général de la Gécamines, Sama Lukonde est originaire du Haut-Katanga. Tandis que Fabien Mutomb, le nouveau DG de la SNCC est ressortissant de la Province du Lualaba. Le Président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma vient du Tanganyika et Coco Mulongo est, quant à lui, originaire de Haut-Lomami.

Pour des observateurs avertis, les nouveaux gestionnaires sont nommés dans l’objectif de mettre en œuvre la vision du changement prônée par le Chef de l’Etat, afin de relancer ces entreprises et restaurer la bonne gouvernance.

Du point de vue de la jurisprudence, les analystes en la matière indiquent qu’en 2006, Matata Ponyo, expédiant les affaires courantes, alors qu’on attendait la formation du gouvernement Samy Badibanga, a procédé à une série de nominations des Directeurs Généraux à la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales et des Participations (DGRAD), Direction Générale des Impôts (DGI) et Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), sous l’impulsion de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila.
En 2018, alors que le nouveau Président est déjà élu, Joseph Kabila, Président sortant, n’avait-il pas nommé des ambassadeurs itinérants ? S’interrogent les analystes de la politique congolaise. Et comme toujours, l’urgence et la nécessité étaient l’argument mais personne n’avait alors décrié quoi que ce soit et il n’y avait ici aucune violation de la constitution.

Quoi qu’il en soit, les ordonnances prises par le Président de la République sont de stricte application et ne peuvent faire l’objet d’un quelconque débat au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat, ndrl), estiment les experts en la matière, qui ne s’interdisent pas d’évoquer les dispositions constitutionnelles selon lesquelles, le Président de la République, commandant suprême des forces armées, est irresponsable devant le Parlement. Sous ce point de vue, les actes administratifs pris par lui ne peuvent faire l’objet d’un quelconque débat à l’Hémicycle. Seul, le Gouvernement de la République est responsable devant les élus du peuple.

Pour ceux qui l’ignorent et à la lumière des informations à notre possession, les nouvelles mises en place à la Gécamines et la SNCC n’ont rien avoir avec le tribalisme comme le prétendent plusieurs langues mal informées sur le dossier.

Géopolis Hebdo

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