Editorial

O! FEMME, Gardienne de la Nation

Alors que rien ne le présageait au regard de l’inertie de la violence qui avait emporté la classe politique dans sa conquête ou sa conservation du pouvoir, alors qu’un nuage sombre s’était levé sur la Nation congolaise , signe des déflagrations futures, alors qu’une certaine fatalité vers le chaos avait saisi les masses populaires dans ce qu’ elles ont de puissance, personne n’a vu, ces femmes, ces mamans, ces dames à genou et en prière, appelant le très haut à conduire son peuple vers des horizons de paix.

Des légions des femmes, dans les Eglises, les mosquées, les Temples voire des lieux de culte divers se sont données le mot pour conjurer le sort et éloigner ce vent de la violence et de la folie meurtrière du pays. Personne n’a vu ni entendu les cris lancés par celles captives de leur obligation de protéger la vie, celles qui chaque matin à l’aurore se lèvent pour conduire leurs familles vers le repas du jour. Personne n’a vu ces femmes infirmières au chevet des malades dans des hôpitaux de campagne dans cet arrière-pays devenu un camp des déplacés intérieurs. Personne n’a vu ces femmes politiques candidates aux élections générales, décidées d’apporter leur sensibilité de paix dans l’édification de notre démocratie.

Personne n’a vu ces femmes sur les routes du pays à la recherche des meilleures opportunités pour créer un plus de beauté dans ces vies ravagées par tant de laideur morale. Personne n’a vu ces femmes épouses des hommes politiques à qui elles ont conseillé la modération, le sens du partage et du sacrifice pour la Nation ? Personne n’a vu ces femmes des soldats panser les blessures de leurs hommes brisés sur le champ du service sous le drapeau. Comment évaluer les effets de toutes ces actions, produit d’un engagement dont seule la femme a le secret ? Difficile dit-on, mais pas impossible, car aujourd’hui le pays est entier, les familles sont ensemble dans la quête du mieux-être. L’impossible est devenu réalité, les hommes ont eu la force de transcender leurs égos, ils ont écouté leurs femmes, leurs mères, leurs sœurs, leurs filles qui, sans désemparer leur ont dit que la seule guerre qui valait la peine, était celle de la défense de la Nation dont elles étaient les vraies gardiennes, car elles donnaient à l’invisible les cordes de la résistance. A toutes ces femmes, la patrie reconnaissante, le pays vous doit son unité, et les hommes leur pouvoir aussi grand soit-il.

La RD Congo a en la femme congolaise un acteur majeur de sa survie en tant qu’espace de civilisation, et depuis des siècles, elle a accompagné les plus grandes conquêtes de sa société, celles qui comptent, elle a trouvé en elle l’énergie de la résilience face à la barbarie de ceux qui ont manqué l’éducation, elle a toujours dit que la chose la plus importante, celle qui devait être protégée était la famille, cellule de base de toute société et matrice d’élaboration pour destins individuels et collectifs. Femme, gardienne de la Nation, la Patrie t’est reconnaissante.

Adam Mwena Meji

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