Politique

Présidentielle 2018 : CANDIDATURES DÉPOSÉES : Qui sont-ils ? Que peuvent-ils ? Combien seront-ils retenus ?

L’opération de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle et aux législatives nationales s’est officiellement clôturée hier jeudi 8 août 2018. Jusqu’à l’heure où nous mettions sous presse cette information, le Bureau de Réception et traitement des candidatures situé au siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante avait réceptionné plus d’une vingtaine des candidats présidents de la République. Parmi ces candidats, on peut citer Adolphe Muzito, Samy Badibanga, Martin Fayulu, Yves Mpunga, Théodore Ngoy, Gabriel Mokia, Radjabo Mbira, Marie José Ifoku, Bébé Malwalwa, Antoine Gizenga, Michel Okongo, Sylvain Maurice Masheke. Ces candidats viennent ainsi se joindre à ceux qui ont déposé précédemment à savoir, Jean-Pierre Bemba Gombo, Seth Kikuni, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Kin Kiey Mulumba, Daniel Shekomba, Freddy Matungulu et Jean-Paul Moka. Les questions qui sont sur toutes les langues sont celles de savoir réellement ce que ces candidats peuvent apporter dans l’espace politique congolais. Chacun se dit déterminé à changer la donne au pays. Mais une chose est de déposer sa candidature, une autre est d’être retenu sur la liste définitive qui sera rendue publique au mois de septembre prochain.

 

 

Félix Tshisekedi Tshilombo

Félix Antoine Tshisekedi est né à Kinshasa en 1963. Fils du feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, Fatshi comme l’appel les intimes et les partisans, a effectué ses études secondaires et humanitaires à Kinshasa et ses études supérieures à l’Institut des carrières Commerciales de Belgique où il a obtenu un diplôme en Marketing et communication. Il a travaillé dans les entreprises qu’il a créées en partenariat avec d’autres personnalités.

Carrière politique

Félix Tshisekedi a rejoint les rangs de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) très jeune en vue de militer et exercer différentes fonctions comme cadre du parti. Fin 2008, Félix Tshisekedi est nommé secrétaire national chargé des affaires extérieures à l’UDPS, parti dirigé à l’époque par son défunt père. En novembre 2011, il est élu député national dans la circonscription électorale de Mbuji-Mayi. En octobre 2016, il est nommé secrétaire général adjoint de l’UDPS en vue de s’occuper des relations extérieures du parti de la dixième rue Limete.

La non tenue des élections notamment la présidentielle et la prolongation du mandat de Joseph Kabila, crée ainsi une situation tendue en République Démocratique du Congo. L’opposition dont l’UDPS fait partie de la délégation qui négocie avec Kabila pour la tenue d’élections. Etienne Tshisekedi dirige les négociations pour le Rassemblement et son fils Félix Antoine Tshilombo chef de file de la délégation qui négocie au centre interdiocésain. Les négociations aboutissent aux accords de la saint-sylvestre signés le 31 décembre 2016. A l’issue de ces accords, l’opposition devrait proposer un candidat au poste de premier ministre. Le nom de Félix Tshisekedi est souvent mentionné.

En Mars 2017, Pierre Lumbi est nommé président du conseil des sages du Rassemblement de l’opposition, il est co-président du Rassop avec Félix Tshisekedi. Le 7 avril 2017, c’est finalement Bruno Tshibala qui est nommé Premier ministre, faisant ainsi perdurer les divisions au sein de l’opposition. Fin mars 2018, Fatshi est élu massivement à la présidence de l’UDPS à l’issue d’un congrès extraordinaire du parti. Il est aussi choisi et investi candidat du parti pour la prochaine élection présidentielle, prévue pour décembre 2018. Tshisekedi qui lui aussi déposé sa candidature mercredi dernier jouit de la confiance de toute la base de l’UDPS qui voudrait bien le voir accomplir le rêve du sphinx de limete. Comme son défunt père, Fatshi dit s’inscrire dans la logique de changement avec un accent particulier sur le social du peuple congolais. Une fois élu, Fatshi dit s’engager tout d’abord à réconcilier les congolais avec eux-mêmes et avec leur pays.

Tshilombo pérennise ainsi le slogan « le peuple d’abord », comme pour dire, l’intérêt supérieur de la population doit être au centre des actions de l’homme politique. Sa toute première démonstration de force à la place Sainte-Thérèse à Ndjili a permis à Fatshi de mesurer sa capacité de mobilisation au sein de la classe politique et de se fidéliser d’avantage avec la base de l’UDPS.

– Théodore Ngandu –

 

Jean-Pierre Bemba Gombo

Jean-Pierre Bemba Gombo, né le 4 novembre 1962, à Bokada, dans l’ex province de l’Équateur, fut vice-président de la RDC durant la période de transition. Il a été incarcéré par la Cour pénale internationale pendant près de dix ans pour “crimes de guerre” et ‘’crimes contre l’humanité’’ avant d’être acquitté en 2018. Jean-Pierre est la deuxième personnalité politique à déposer sa candidature à la présidentielle après son retour triomphal en RDC, le 1er Août 2018.

Cet animal politique mesurant 1,90 m a fait ses études secondaires au collège Boboto à Kinshasa, et ses études supérieures à Bruxelles en Belgique, où il a décroché son diplôme de licence en sciences commerciales et consulaires de l’ICHEC au côté d’Olivier Kamitatu. Jean-Pierre Bemba a été un membre de l’entourage de l’ancien président Mobutu dont il est parent par alliance (sa sœur est l’épouse d’un des fils de l’ancien président, Nzanga Mobutu).

En 1997, il s’exile lors de la prise du pouvoir par l’Alliance des Forces démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) menée par Laurent-Désiré Kabila. En 1998, il crée le MLC et son bras armé, l’Armée de Libération du Congo (ALC) avec le soutien des troupes ougandaises. Surnommé le Chairman, il installe son quartier général à Gbadolite, dans l’ex Équateur, ancien fief de Mobutu.

Après un accord politique, il est nommé vice-président du gouvernement de transition dans le cadre du processus de paix le 30 juin 2003. Candidat à la présidentielle d’octobre 2006, il arrive au premier tour à la deuxième place derrière Joseph Kabila avec plus de 20 % des suffrages exprimés. Il a réalisé de bons scores dans sa région d’origine l’Équateur, mais aussi à Kinshasa, principalement dans les quartiers populaires et dans le Kongo-Central.

Au deuxième tour, il arrive en tête à Kinshasa, dans l’Équateur, dans le Bas-Congo, dans le Bandundu et dans les deux Kasaï. Cependant, au niveau national, il n’obtient que 42 % des suffrages exprimés. Il introduit plusieurs recours auprès de la Cour suprême mais il n’obtient pas gain de cause. Après sa défaite face à Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle d’octobre 2006, Jean-Pierre Bemba s’était engagé à mener une « opposition républicaine », c’est-à-dire uniquement sur le plan politique. Actuellement, Jean-Pierre Bemba est sénateur, élu lors des élections sénatoriales du 19 janvier 2007. Poste qu’il n’a jamais occupé suite à son incarceration à la CPI.

Le congrès de son parti, MLC, organisé en juillet de cette année, avait balisé la voie vers la magistrature suprême. L’homme a déjà confirmé sa participation en déposant sa candidature le 2 Août dernier.

– Dieudonné Buanali –

 

Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi

Briguer la magistrature suprême ne serait plus une question de vie ou de mort pour Vital Kamerhe. Mais le président de l’Union pour la Nation Congolaise a toujours été, que l’on ne se cache pas, un présidentiable sérieux. Arrivé en troisième position à la présidentielle de 2011, juste derrière Etienne Tshisekedi avec près de 1,5millions de suffrages exprimés.

Aujourd’hui, avec le recul du temps, Kamerhe semble gagné par une grande sagesse, multipliant des initiatives pour obtenir l’unité de l’opposition. Sa capacité à arrondir les angles et à chercher à tout prix un consensus ne lui vaut pas que de l’admiration.

L’ancien président de l’Assemblée Nationale a été même affublé des surnoms pas très élogieux. Mais l’intéressé ne jure que par son vœu d’avoir une opposition forte capable « d’éradiquer la dictature ». Ainsi, lance-t-il de temps en temps à ses pairs de l’opposition : « nous devons nous surpasser ». En moins de dix ans, ce natif du Sud-Kivu a su mettre en place un parti réellement à la dimension nationale. Ce qui ne l’empêche pas de temps en temps de jouer profil bas lorsqu’il faut aller vers ses « frères » de l’opposition. Au lendemain de l’abandon des charges qui pesaient sur Jean-Pierre Bemba à la Haye, le président de l’UNC s’était fendu de cette phrase : « avec l’acquittement de Jean-Pierre Bemba, désormais « le vrai jeu politique va commencer ». Tout de même, en dépit cette volonté à chercher l’unité de l’opposition, rien ne dit que Vital Kamerhe ne va pas briguer encore la magistrature suprême; il s’est muré dans une sorte de silence.

Le congrès de son parti a été un moment décisif pour que chaque analyste ait le cœur net sur ce que trame ce fin connaisseur de la RDC qui, même s’il définissait sa formation politique de « mupepe ya sika » ( nouvelle vague), peut tout de même se targuer d’arborer une longue expérience de la chose publique. Il entre pour la première fois dans un cabinet ministériel sous Mobutu, en 1989. Ce natif de Bukavu qui a vu le jour en 1959, va fréquenter une bonne douzaine des cabinets ministériels jusqu’à la chute de l’ancien dictateur. Sous Laurent-Désiré Kabila, il devient Consultant auprès du « service national », ministre, secrétaire général du PPRD, président de l’Assemblée nationale sous Joseph Kabila. Un pédigrée hors du commun que peuvent lui envier plusieurs dans la classe politique. Après avoir été investi par son parti, Vital Kamerhe a lui déposé sa candidature à la magistrature suprême.

– Géopolis Hebdo –

 

 

 

Martin Fayulu Madidi

Président du parti politique de l’opposition radicale ‘’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé)’’, Martin Madidi Fayulu, est né le 21 novembre 1956 à Kinshasa. Homme d’affaires congolais mais également homme politique de la Gauche, il est l’élu du peuple à l’Assemblée nationale (2006). Pour la petite histoire, Martin Fayulu est détenteur d’une maitrise en économie générale à l’université Paris XII mais aussi d’un MBA qu’il a obtenu à l’European University of America à San Francisco en Californie.

Après son cursus universitaire, le jeune diplômé a rejoint le groupe pétrolier Mobil situé à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

C’est toujours au sein de cette institution pétrolière qu’il a gravi des échelons jusqu’au poste de Directeur général (2003) de Exxon Mobil Ethiopie après avoir assumé diverses responsabilités au siège de Mobil à Fairfax (USA), au siège de Mobil Africa à Paris et dans d’autres affiliés Exxon Mobil en Afrique (Côte d’Ivoire, Kenya, Nigeria et Mali).

Animé d’un grand amour pour sa patrie, le Congo, l’Homme de l’ECIDE a parcouru et continue à parcourir de manière remarquable la scène politique congolaise, qu’il marque avec son courage et sa ténacité face au régime en place. Etant l’autorité morale de l’ECIDé, il a su imprégné la scène politique avec ses idéologies transformatrices et porteuses de changement. Ce qui qui a permis au parti de prendre trois sièges lors des élections législatives de 2011.

Par ailleurs, Martin Fayulu est chef d’entreprise, et investi dans des domaines divers et variés notamment l’hôtellerie, l’immobilier et l’agriculture. Le président national de l’ECIDé est marié à Esther Ndengue Fayulu et est père de trois enfants.

– Vanessa Mayamuene –

 

 

Jean-Paul Moka

Autorité morale du mouvement bleu et président de la coalition arc-en-ciel, Jean Paul Moka a fait ses études à l’Institut Saint-Louis. Il a obtenu son diplôme de niveau Supérieur à l’Université St. Andrews (Ecosse). Moka est aussi détenteur d’un diplôme en ressources humaines et gestion, Docteur en sciences politiques. Ancien de John Kennedy school of government Havard (Etats-Unis). Jean Paul Moka est aussi professeur d’économie des Universités.

Déçu par les discours politiciens, Jean-Paul Moka s’est engagé depuis un moment dans la bataille politique en briguant à la Magistrature suprême du pays avec son mouvement Bleu, une plateforme qui n’est ni de l’opposition ni de la majorité encore moins du centre, avec un programme politique qui s’articule autour de trois axes prioritaires, dont l’agriculture, l’éducation et la santé.
La vision de Moka pour une nouvelle RD Congo trouve son origine dans son dévouement total à la paix. Jean-Paul Moka a été à l’initiative d’une médiation, en compagnie de l’ancien président ghanéen John Kuofor. L’homme est l’un des rares Congolais à avoir milité pour la justice et le rétablissement de la vérité sur l’assassinat de Patrice Emery Lumumba.

Dans sa plus grande motivation, une préoccupation et priorité: Instituer des réformes éducatives pour que les futures générations congolaises aient une base solide afin d’exprimer leurs aspirations et leurs entités culturelles, nationales et ethniques.

Financier international avec ses idées créatrices d’espoir, le candidat président Jean Paul Moka propose un plan Marshall de 100 milliards de dollars américains pour des changements significatifs et le développement de la RDC.
L’homme a toujours plaidé pour la nécessité de restaurer la dignité du peuple congolais (moins de corruption, plus de justice),faire de la RD Congo la référence mondiale du développement de l’agroforesterie dans le cadre du protocole de Kyoto, permettre aux pays industrialisés de compenser leurs émissions en soutenant des projets de ce type dans les pays émergents.

– Paulin Muembo –

 

 

Samy Badibanga Ntita

L’ancien premier ministre Samy Badibanga Ntita s’est aussi lancé dans la course à la présidentielle du 23 décembre 2018. Ce député de l’UDPS a déposé sa candidature hier au BRTC de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Samy Badibanga est soutenu par sa plateforme les progressistes. Diplômé en premier lieu de l’Institut supérieur des sciences humaines de Genève en 1986, il l’est ensuite de l’école du Haut Conseil du diamant d’Anvers (Hoge Raad voor Diamant) et de l’International Gemological Institute d’Anvers. Samy Badibanga commence sa carrière en 1986 en tant qu’administrateur délégué de Sodocam puis devient en 1995 administrateur et directeur général de Samex Trading.

Carrière politique

Samy Badibanga est membre d’honneur de 1994 à 2011 de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et en est élu député en 2011. Il rencontre les politiciens Étienne Tshisekedi et Frederick Kibasa dans sa jeunesse à Kinshasa, ce qui façonne son orientation politique démocrate et socialiste ainsi que sa volonté de rejet de la lutte armée et de la primauté de l’état de droit. De 2009 à 2011, il est le conseiller spécial d’Étienne Tshisekedi. À ce titre, il est chargé de la stratégie diplomatique de ce dernier, ce qui comprend communication, image, organisation et direction de sa campagne pour la présidentielle de 2011. Une élection présidentielle très critiquée et dont les résultats ont été largement mis en doute par l’UDPS, accusant l’opposition de fraudes, d’arrestations arbitraires, de manipulations et même de violences répressives.

Après la proclamation des résultats, Étienne Tshisekedi a été assigné à résidence5. Retranché depuis, ce dernier s’est depuis lors auto-proclamé Président élu de la RDC. Alors que de nombreux candidats de l’UDPS avaient été élus députés nationaux aux élections législatives concomitantes, le Président Tshisekedi avait annoncé l’annulation de ces dernières.

Malgré les instructions du leader de l’UDPS, 42 élus du parti, dont Samy Badibanga, sont allés siéger au Parlement, considérant leur élection comme crédible et souhaitant respecter le peuple congolais qui les avait élus pour les représenter. Conscients de la polémique suscitée au sein même de leur parti,

Parmi les 42 élus continuent aujourd’hui encore de former et d’animer l’opposition parlementaire au régime de Joseph Kabila..Il est membre fondateur de l’IPDD (Initiative panafricaine pour la défense de la démocratie) et Alliés à l’Assemblée nationale de la RDC jusqu’à sa désignation comme Premier ministre de RDC par Joseph Kabila le 17 novembre 2016. Dans l’opposition, sa nomination est déclarée comme un non-événement. Il démissionne le 6 avril 2017.
Préparation des élections de 2016

Il mène déjà un combat politique pour des élections libres, crédibles et démocratiques, et contre la révision de la Constitution de 2006 de la République démocratique du Congo en suscitant une double pression intérieure et extérieure sur la CENI (Commission électorale nationale indépendante) et le pouvoir du président Joseph Kabila. Dans une interview à RFI, il déclare qu’un “pays sérieux doit respecter les textes si c’est n’est pas de la mauvaise foi, c’est de l’incompétence” en référence à la préparation des élections et aux délais fixés par la Constitution.

– Géopolis Hebdo –

 

 

Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir

Fils de fonctionnaire de la territoriale congolaise, Freddy Matungulu est originaire de Lubembo dans l’ancienne province du Bandundu. Elève brillant des écoles catholiques du Congo, il obtient son certificat d’études primaires en 1967 à l’école primaire Saint-Joseph de la ville de Bandundu. Après les études secondaires à l’institut Saint Jean-Baptiste de la Salle, toujours à Bandundu, sanctionnées par un diplôme d’Etat en 1973, il s’inscrit à la faculté des sciences économiques de l’Université de Kinshasa. En 1977, il y décroche avec mention « distinction », une licence en sciences économiques, option économie internationale et monétaire. Nommé assistant à la faculté, Freddy Matungulu est aussi embauché au cours de la même année au siège de la Banque zaïroise du commerce extérieur (Banque du peuple), à Kinshasa, en qualité d’analyste des crédits.

En 1980, comme assistant à l’UNIKIN, il bénéficie d’une bourse du gouvernement américain et part outre Atlantique poursuivre ses études. Il obtient d’abord un diplôme spécial d’anglais et d’économie à l’institut d’économie de l’université du Colorado à Boulder. En 1981, 83, 86, l’homme enchaine des diplômes dans plusieurs universités américaines dont Harvard. La même année, il commence sa carrière d’enseignant à l’UNIKIN avant d’intégrer des cabinets politiques.

En 1992, il intègre le FMI où il travail jusqu’en 1998 avant de rejoindre son pays en 2001 où il est nommé ministre de l’économie, des finances et du Budget. Quand il démissionne en 2003, Matungulu reprend du service au FMI avant de faire son grand retour au pays en 2014 cette fois-ci, comme candidat président de la République. A la tête de son parti politique « Congo Na Biso », Freddy Matungulu est présenté comme étant le candidat des institutions de breton Wood. Un argument de taille et une faiblesse à la fois pour ce personnage plus ou moins pondéré. Plébiscité candidat Président de la République par les animateurs de la plateforme, Synergie Electorale Notre Congo (Synco), le Professeur d’économie, Freddy Matungulu a, enfin déposé mardi son dossier de candidature à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le Professeur F.M.M.I (Ndlr : Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir), comme l’affectionnent ses partisans, avait justifié sa candidature comme étant la réponse aux difficultés socio-économiques auxquelles sont confrontées les populations congolaises. « Je dis à certains d’entre vous que ma candidature était une candidature de civisme.

Je réponds à l’appel de la Nation qui est en difficulté et qui a besoin d’hommes capables pour s’occuper des problèmes qui sont les nôtres », expliquait-il aux journalistes au sortir de la séance de dépôt de sa candidature. Porteur d’un projet gouvernemental basé notamment sur sa propre expérience d’abord de fonctionnaire international puis de ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Freddy Matungulu pense qu’il détient la meilleure offre politique à même de booster le développement du pays. « Je crois que j’ai un projet de société.

J’ai une vision. Je fais preuve d’une intégrité dans la gestion de la chose publique et j’ai en la matière également une expérience avérée » renseigne Matungulu. Décrit par les observateurs comme étant « visionnaire », l’expérimenté scientifique est aussi réputé comme un homme intègre qui a lâché, en 2003, les trois portefeuilles ministériels (Finances, Budget et Economie) qu’il occupait en protestation de la gouvernance de Joseph Kabila. Un profil séduisant qu’il compte mettre au service de la Nation Congolaise.

– José-Junior Owawa –

 

 

Alain Daniel Shekomba

C’est désormais officiel, Alain Daniel Shekomba se lance réellement dans la course pour la magistrature suprême. L’homme qui entend apporter le changement aux congolais, a déposé sa candidature mardi 6 août 2018 au Bureau de réception et traitement de candidature situé au siège de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). « L’importance du geste que je viens de poser c’est que, j’ai toujours pensé que la solution à la crise congolaise passera par les élections libres, démocratiques et crédibles. C’est à cause de cette croyance à ces élections que je suis venu déposer ma candidature. Je n’ai pas de plan d’action à vous donner pour l’instant, je vais tout simplement vous dire que ma candidature est une réponse aux besoins exprimés par le peuple congolais, d’avoir un président qui est au-delà des divisions politiques », a déclaré Alain Daniel Shekomba à la presse. Le candidat indépendant dit s’inscrire dans la logique de héros nationaux de la RDC, qui ont sacrifié leur vie pour l’intérêt supérieur du pays.

« Nous nous inscrivons dans la valeur de la paix, de la démocratie, de l’unité et surtout de la cohésion nationale pour les quelles nos héros nationaux comme Simon Kimbangu, Patrice Emery Lumumba, et Laurent désiré Kabila ont sacrifié leur vie. C’est pour continuer avec leur idéal que j’ai répondu oui aux sollicitations de congolaises et congolais qui veulent travailler ensemble pour la prospérité et la dignité de chaque congolais », croit savoir Alain Daniel Shekomba.

Ce jeune acteur politique d’une quarantaine d’années d’âges, a pris une série d’engagements notamment l’organisation d’un audit général de l’Etat, la réduction de l’échelle des traitements des fonctionnaires de 1 à 10 entre le dernier agent de l’État et le président de la République ; la comparution devant la justice de tous les criminels économiques et de guerre ; la suppression du ministère en charge des médias ; la création du fonds spécial pour la réparation et la réconciliation ; la construction de la prospérité et de la dignité de chaque congolais ; etc.

Le candidat a lancé des messages politiques forts. Il veut promouvoir l’égalité des chances, réduire les inégalités et la pauvreté. Un des messages clés d’Alain Daniel Shekomba est celui de la démocratie de façade entretenue par la classe politique actuelle. « Une partie de la classe politique de la RD Congo est composée de personnes nuisibles, responsables de la misère et de pauvreté dans lesquelles vivent trop de congolais et congolaises ».

Le « changement » proposé par Alain Daniel Shekomba concerne également la volonté de mettre au service de l’action publique, une approche rigoureuse de gestion – qui a fait ses preuves dans des entreprises privées à succès – pour résoudre les problèmes de la République démocratique du Congo. « Nous devons rationaliser le débat politique en RDC en introduisant la quantification des actions entreprises dans chaque secteur de la vie » expliquait le candidat dans un tweet en date du 28 avril 2018. Alain Daniel Shekomba veut donc introduire et adapter des méthodes de gestion inspirées de celles qui sont pratiquées dans le secteur privé.

– Théodore Ngandu – 

Adolphe Muzito Fumutshi

Adolphe Muzito Fumutshi, est né en 1975 à Ngungu dans la province du Bandundu. Marié à Chantal Ngalula, Muzito est père de 6 enfants. Membre du parti Lumumbiste Unifié (PALU), Il fut Premier Ministre de la République Démocratique du Congo, après la démission d’Antoine Gizenga à ce poste, soit du 10 octobre 2008 au 6 mars 2012. Muzito est actuellement député national pour la circonscription de Kikwit dans l’actuelle province du Kwuilu, à la suite des élections législatives de 2011.

Du 06 février 2007, jusqu’à sa nomination au poste du chef du gouvernement, il était aussi Ministre du Budget dans le Gouvernement d’Antoine Gizenga. Adolphe Muzito fut à l’époque le numéro 2 du PALU et, à ce titre, il a été le collaborateur immédiat de l’ancien premier ministre Antoine Gizenga au sein du parti. Compte tenu de sa compétence et son intégrité. L’homme des tribunes a été inspecteur des Finances pendant plusieurs années.

Il est licencié en sciences économique de l’Université de Kinshasa. C’est lui qui conduit la délégation du PALU au dialogue inter congolais à Pretoria en Afrique du Sud.

Durant la transition, il a siégé à l’Assemblée Nationale pour le compte du même parti. En plein exercice de ses fonctions, en octobre 2009, il doit affronter une motion de défiance lancée par le député national du MLC Clément Kanku Bukasa, mais ce vote fut empêché de justesse par le député du PPRD Pius Muabilu qui présenta une motion incidencielle qui avait comme principal objet de faire savoir que la motion de défiance ne peut être adressée au premier ministre car son existence est liée à celle du Gouvernement mais que face au premier ministre il faut une motion de censure qui ne peut être débattue qu’après avoir été ratifiée par 125 députés sur les 500 députés qui compose l’Assemblée Nationale (sa motion n’ayant recueilli que 51 signatures). Elle fut donc rejetée sans vote ni procès.

Adolphe Muzito a présenté sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2018, dont il dit avoir réuni les atouts nécessaires. L’homme des tribunes et Recteur de l’Université populaire serait même soutenu mais de manière non encore officielle par plusieurs milliers de militants du PALU qui veulent à tout prix voir un candidat de ce parti allié de la Majorité Présidentielle briguer la magistrature suprême.

Par ses tribunes, Adolphe Muzitu a proposé des idées constructives pour la meilleure gestion de la chose publique notamment dans les secteurs politique et socioéconomique.

– Blandine Bampala –

 

 

Yves Mpunga

Avec le souci d’apporter ses expériences scientifiques à la nation congolaise, un oiseau rare en politique, le président national de la Lutte pour un Congo Moderne « LCM » affute ses armes et s’aligne en ordre de bataille pour la présidentielle du 23 décembre 2018. Samedi 19 mai 2018, lors de la présentation de ses deux ouvrages qui résument son programme d’actions basé sur une vision ambitieuse, construit et structuré pour la modernisation et le développement de la RD Congo, à l’hôtel Béatrice, l’homme avait déclaré que le Congo va se développer et se moderniser le jour où tous les congolais sauront que les richesses du pays doivent servir au développement et non aux personnes avec leur soif de richesse sans fin.

Le président national de LCM ajoute qu’une fois élu à la tête du pays, il va faire table rase avec l’archaïque mode de gestion de la RDC pour rendre plus moderne le Congo qui, pour lui, n’est qu’à sa version 1.0. Pour ce faire, il faut informatiser et inter-relier les ministères et autres services de l’Etat pour permettre à ce dernier d’avoir le contrôle total de l’information, de sa population ainsi que des institutions.

Pour la petite histoire, Yves Mpunga est détenteur d’un diplôme de graduat en Administration des Affaires et d’une licence en Informatique de Gestion obtenus à l’Université protestante au Congo (UPC). Aux Etats-Unis d’Amérique, Yves Mpunga a obtenu deux titres académiques dont une licence et un master en Technologies de l’Information.

Puis, il va soutenir une thèse de Doctorat en Technologie de l’Institut Universitaire de Lisbonne (Portugal). Pendant sa vie professionnelle, le candidat président a fait ses preuves notamment aux côtés du célèbre milliardaire Bill Gates (Microsoft) aux USA et en République d’Angola où il a informatisé et centralisé le contrôle du système de bien d’ institutions et services qui génèrent, à ce jour, un budget de près de 50 milliards USD. Alors que la RDC voisine n’a qu’un budget extraverti d’à peine 6 milliards USD. Le fondateur de « Lutte pour un Congo moderne » pense qu’il est l’homme de la situation et qu’avec lui, un autre Congo est possible.

– Basile Kamonji –

 

Michel Okongo Lomena

L’avocat Michel Okongo Lomena a déposé son dossier de candidature à la présidentielle de décembre 2018.

Président de sa propre formation politique, l’Unité des Valeurs, Michel Okongo Lomena est aussi ancien représentant de l’UDPS au Congo Brazzaville, au Soudan et en Suisse. Il a été aussi commandant suprême de la Force de libération pour le Congo (FODELICO) de 1992 à 1994, un mouvement politico-militaire installé à Khartoum au Soudan et qui regroupait 31 milles hommes.

Désigné en 2016 comme candidat président de la République, par les congressistes de son parti, Michel Okongo a finalement déposé son dossier de candidature à la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Né le 4 Octobre 1957 à Kisangani dans l’actuelle province de la Tshopo, Michel Okongo est marié et père de 5 enfants. Ancien avocat au bureau du Conseil Juridique pour le Réfugiés, (BCJR), Michel Okongo a marqué ses empreintes à l’International Consulting Bureau. Avant d’y arriver, le désormais candidat président de la République a eu une formation pointue d’abord en Droit et en suite en Gestion des entreprises. C’est en 1989 qu’il fait ses débuts en politique au sein de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social en qualité de commissaire aux comptes du parti à Brazzaville. De 1992 à 1994, Michel Okongo devient Président du Comité de l’UDPS/ Ouénzé à Brazzaville (Fer de lance de l’UDPS en République du Congo). En 1996, l’homme deviendra Président du Comité de l’UDPS / Vaud (Suisse) et cela jusqu’en 2000.

En 2004, Michel Okongo, devient délégué à la Commission des Nations Unies sur les droits de l’homme à Genève (60ème session). En postulant à la magistrature suprême ce pur produit de l’UDPS, devenu patron de l’Unité des Valeurs devra mouiller la chemise pour se frayer un chemin d’abord au sein de l’opposition pour faire entendre sa voix et ensuite sur la scène politique en général où près d’une vingtaine de candidats se bousculent pour un seul poste de président de la République.

– José-Junior Owawa –

 

 

Joseph Maluta

Né en 1964 ,en République Démocratique du Congo (RDC), dans une famille de neuf enfants, Joseph Maluta se convertie en 1986.Puis en 1994, il débute son ministère prophétique et apostolique, dans la ville de Tembo (RDC).

Diplômé du centre de formation biblique Rhema Angola et de l’école des ministres Rhema Brazil. Joseph Maluta va fonder la communauté chrétienne évangélique MERESA (Mission évangélique de récupération et cadre pour le salut des âmes).

Professeur au Centre de formation biblique Rhema Brasil et directeur adjoint de l’École des ministres Rhema Brésil, Il a encadré une cinquantaine de pasteurs sur le continent africain et en Europe.
Comme tout homme respectueux, Joseph Maluta s’est marié à la missionnaire brésilienne Rita de Cassia Cavalcante Maluta et père de Gemima Maluta.

Fondateur de l’ONG AfroEuroBrazil, l’homme de Dieu est chargé de cours international à Adhonep. Président du CIC (Centre International de Guérison) à Caratinga – MG. Président du ministère international “Maluta et Rita Ministry”,l’homme dirige avec dévouement et effectue un travail missionnaire avec des enfants nécessiteux à Kinshasa – RDC. Il va aussi entretenir et guider les missionnaires de l’Evangile de Jésus-Christ dans le monde entier.

Avec un programme ambitieux capable de changer la vie des congolais et congolaises dans l’avenir, Joseph Maluta se dit donc prêt à affronter les élections qui se pointe déjà à l’horizon.

– Blandine Bampala –

 

Seth Kikuni Masudi

Mais que cherche-t-il au juste ce jeune entrepreneur porteur de projets ? Agé de 37 ans, Seth Kikuni Masudi est le tout premier prétendant à la magistrature suprême à déposer sa candidature au Bureau de Réception et de Traitement des Candidatures (BRTC), situé au quartier général de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Naturellement, cela a soulevé et continue à soulever des questions. Jeune et totalement inconnu de la scène politique, Seth est-il le prochain « Raïs (Chef en swahili) » de la Nation ? Difficile de répondre à cette question à ce stade.

Seth Kikuni aime répéter à quiconque l’aborde : « Je suis jeune et je n’ai aucune parenté dans l’arène politique ». Pour lui, l’une des raisons qui justifie le dépôt de sa candidature à la présidentielle est de « démystifier le pouvoir ». La gestion de la res publica au plus haut niveau soit-il, ne doit pas être que l’apanage des « vieux » ou des seuls « descendants de politiciens », s’insurge le jeune candidat. Mais alors, pour une élection dont la caution de participation revient à 1 600 000 Francs Congolais (FC), soit 100 000 dollars américains non remboursables, une question se pose : qui finance ce trentenaire sans expérience avérée en politique ?

Surtout quand on sait, qu’à cet âge, de nombreux Congolais croupissent dans la misère. Se donnant désormais l’ambition de participer activement à la politique de son pays, le jeune candidat indépendant a dû puiser dans ses économies pour payer sa caution. Seth Kikuni qui affiche déjà des allures de président, soutient que l’argent de sa caution électorale vient de ses propres ressources.

Il n’est rien d’autre que le résultat des années d’épargne, de sacrifice, de planification et de la foi en une vision. Une vision consistant à créer le profil d’une jeunesse compétente, capable et en mesure de se prendre en charge pour la relève, dans un Congo qui produit et grandit en produisant. « Avec vous, je tiens à travailler pour un Congo nouveau, un Congo où plusieurs jeunes, pourquoi pas de mon âge seront en mesure de créer de l’emploi et d’épargner 100 000 ou même 200 000 dollars pour une cause noble », lit-on dans son projet de société.

Pour rappel, le jeune candidat est détenteur d’une licence en relations internationales obtenue à la faculté des sciences politiques de l’Université d’Ankara. Il possède en outre une maitrise à l’Université franco-turque de Galatasaray en Turquie. Après ses études, Seth s’est orienté vers l’entrepreneuriat, d’abord à l’étranger, avant de revenir en RDC. Il dirige aujourd’hui le groupe KMS Investiments. Même s’il ne réalise pas son rêve d’être élu président de la République, au moins Seth Kikuni aura démontré à la face du monde qu’un jeune Congolais peut réussir dans l’entrepreneuriat et se lancer en politique.

« Ma décision de postuler à la présidentielle n’est donc pas une décision irréfléchie ou prise à la va vite. Elle est le fruit de la préparation. Je suis de ceux-là qui pensent qu’une action vaut mieux que mille intentions (…). Nous n’allons plus laisser notre destin entre les mains d’un petit groupe des gens. Cette candidature est donc la nôtre, unis, nous ferons mieux, tel est notre slogan ». Reste à savoir si sa candidature va bénéficier de l’adhésion des jeunes.

– Dieudonné Buanali –

 

 

Théodore Ngoy

Politologue, juriste et pasteur évangélique protestant de l’Église de la Gombe, Théodore Ngoy est le président national du parti Congo pour la justice en République démocratique du Congo.En 2006, il se présente comme candidat à l’élection présidentielle. Déjà entre 1997 et 1998, Théodore a été détenu pour prédications subversives frisant l’outrage au Chef de l’État. En mars 2006, il réussit à s’échapper après avoir comparu devant la Cour Suprême de Justice de son pays.

Il est accueilli et protégé au sein de l’Ambassade de l’Afrique du Sud au Congo. Plus tard, revenu à la vie normale, il est élu député provincial du Katanga en bravant toutes sortes de violences dirigées contre lui et tous ses supporteurs. En mars 2007, alors qu’il effectue une mission autorisée de contacts parlementaires en Europe, sa résidence, son cabinet d’avocat et l’Église de la Gombe sont incendiés. Depuis, le Pasteur Théodore NGOY est contraint à l’exil en Grande-Bretagne.

Théodore Ngoy a toujours été opposé au pouvoir en place qu’il considère comme l’hypothèque qui pèse sur le destin de la République Démocratique du Congo. Après qu’il ait déposé sa candidature, le pasteur Théodore Ngoy a estimé qu’il « faut changer de système. Mais pour le faire, il faut qu’il ait un homme de valeur. Qui se bat pour de valeurs ». Théodore Ngoy pense que les congolais ont été humiliés et n’ont pas été protégés. Les congolais ont un pays auquel n’importe qui peut accéder. Ils meurent tous les jours. Ils n’ont pas un emploi décent. Les congolais ont prié pour que Dieu donne à la tête du pays un homme de Dieu, je suis cet homme-là », a conclu Théodore Ngoy devant la presse.

– Patrick Ilunga –

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