Economie

REMOUS SOCIAUX ET 57 MOIS D’ARRIERES DE SALAIRES : SONAS, acharnement contre la Haute Direction !

On ne compte plus les mauvaises nouvelles et les grognes dans les entreprises publiques de la République Démocratique du Congo (RDC). Grève par-ci, grève par-là, annonce imminente d’un arrêt de travail, et sit-in devant la Primature. Une vague assez suspecte et inhabituelle s’est emparée des entreprises publiques sans que l’on connaisse très bien qui en sont les instigateurs. Parmi les entreprises du portefeuille de l’Etat qui défrayent la chronique, il y a la Société Nationale d’Assurances (SONAS). Sur cette entreprise, plusieurs choses ont été dites : « 57 mois d’arriérés de salaires, gestion calamiteuse, détournements, dilapidation des deniers publics et incompétence des dirigeants.» Autant dire que tout a été dit et même n’importe quoi sur cette Société ainsi que sur ses dirigeants. A l’ère des réseaux sociaux avec leur cortège des fakes news, l’émotion a pris le pas sur la réflexion dans une partie de l’opinion publique. Si bien qu’aujourd’hui, plusieurs personnes dans l’opinion Congolaise croient vraiment que la SONAS est creux de la vague. Géopolis Hebdo n’a donc pas voulu se limiter à des informations mêlées des intoxications. Nous sommes allés au cœur du problème pour démêler l’écheveau et ainsi, séparer le faux du vrai.

Après avoir épluché des dossiers lors de nos enquêtes et écouté des hauts cadres de cette Société, comme Gilbert Badibanga, Directeur à la SONAS en charge des Assurances, Incendie et risques divers, il s’est avéré que pour comprendre les remous actuels, il faut remonter à avant l’année 2008.

Pendant sa gestion, l’ancienne Direction Générale a eu à embaucher plus de 1500 agents dont 450 agents à des postes supérieurs. Entretemps, les salaires avaient été multipliés par trois, grâce à un prêt obtenu dans une banque de la place.

Ainsi, la Société s’était retrouvée avec 2000 agents alors qu’elle ne pouvait pourvoir dans son ensemble que 400 postes. Une augmentation de 500%. La nouvelle Direction Générale avait donc hérité de ce boulet des effectifs pléthoriques alors que la production ne suivait pas le même rythme.

Aujourd’hui, en 2019, il y a certes le retard dans le paiement des salaires, mais cela n’est pas de 57 mois comme le veut la rumeur. Une politique de performance par agent a été mise en place, de sorte que tout salarié est soumis à la politique du résultat. Cela veut dire que chaque agent est sommé de ramener des marchés et sur le pactole gagné éventuellement, la Société lui donne les 10% de commission, et cet agent bénéficie de 20% de la prime, lesquels 20% servent à payer les salaires. « Résultat : les arriérés de salaires varient selon chaque agent et chaque agence », a expliqué Gilbert Badibanga. Cette politique a permis de résoudre de manière ingénieuse la question des salaires, de sorte qu’à ce jour les grands retards sont de 14, 15, 16 ou 17 mois pour certains agents.

Il se trouve aussi que ceux qui multiplient les actions contre la SONAS sont, selon Badibanga, des agents congédiés pour défaut de qualité (Faux diplômes). Ces faussaires interdits d’exercer depuis 2012, se sont constitués en Syndicat pour nuire l’image de la Haute Direction.

Gilbert Badibanga évoque même le fait que l’Intersyndical de la SONAS, constitué de 11 mouvements syndicaux remettent en cause les revendications et la légitimité de l’autre mouvement syndical, constitué de mécontents. Il faut dire que la mise à l‘écart des faussaires a ouvert un front. Les mécontents qui jurent de se payer la tête de la Directrice Générale intérimaire, Carole Agito Amela, ont multiplié des coups bas et intoxications pour arriver à leur fin.

Ainsi donc, la Direction Générale de la SONAS, pour échapper à cette campagne de démolition, a fait part de la situation au nouveau Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au Ministère du Portefeuille ainsi qu’à celui des Finances pour rétablir la vérité et ainsi, recadrer certaines contre-vérités qui se disent sur cette Société d’Assurances.

Selon notre source, loin de la polémique, la Direction Générale de la SONAS qui a bénéficié de l’accompagnement du Comité de pilotage pour la réforme des entreprises publiques (COPIREP), a mis en place une politique dynamique. Depuis 2014, elle a mis sur pied une commission interne pour se restructurer et ainsi, devenir compétitive à l’ère de la libéralisation du marché des Assurances.

Un grand nombre de travaux a déjà été soumis au Gouvernement, une Feuille de route mise à jour régulièrement, a été définie, mais aussi le business-plan.

Bref, tout un arsenal technique mis en place pour que cette entreprise, présente dans l’ensemble du pays, devienne encore plus proche de ses clients pour être véritablement un acteur du développement socioéconomique.

Patrick Ilunga   

 

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