Politique

RÉUNION INTER INSTITUTIONNELLE : Voici les réactions croisées

Les réactions fusent de partout au lendemain de l’annonce des mesures importantes prises par le Chef de l’Etat à l’issue de la réunion interinstitutionnelle tenue lundi 18 mars 2019. Si pour les uns les mesures prises vont dans le sens de lutter contre la corruption qui s’est érigée en système au pays, les autres par contre voient en cette décision, une violation flagrante de la constitution. Ci-dessous les réactions croisées de la classe politique.

Georges Kapiamba

«L’ACAJ salue la suspension de l’installation des sénateurs « élus », le report sans délai de l’élection des gouverneurs et l’injonction faite au Procureur de rechercher et poursuivre les corrupteurs et les corrompus, car la corruption déstabilise la démocratie et l’Etat de droit en RDC ».

Vicky Katumua

«Le Chef de l’Etat a raison de prendre cette décision. J’estime que le procureur doit aller jusqu’au bout de cette affaire pour dénicher les corrompus et les corrupteurs. Il y a des candidats indépendants sans députés provinciaux qui ont été élus avec plus de 9 voix. Comment expliquez-vous cela ? Il est important d’éclaircir ce dossier parce que c’est la honte pour un grand pays comme la République Démocratique. »

Alain Atundu

«Ces décisions vont dans le sens de sauvegarder la sérénité démocratique au pays, de permettre à la justice d’identifier et de poursuivre les coupables afin que nous puissions repartir du bon pied »

Sam Bokolombe


«Si hier, l’on a à maintes fois reprocher à l’ancien régime de violer la constitution, ce n’est pas aujourd’hui qu’on s’y inclinerait. L’on ne peut, sauf cas de force majeure, état de guerre ou de siège, suspendre le processus électoral et différer la mise en place des institutions et ce, sur décision d’une structure de fait et incompétente qu’est la réunion interinstitutionnelle. C’est énorme et flagrante inconstitutionnalité ».

Baudouin Mayo

«Nul ne peut justifier la corruption ni soutenir l’installation d’une institution née de la corruption. La suspension de l’installation d’une telle institution est la moindre de choses. Si jamais la corruption était avérée, l’annulation de ces élections s’imposerait ».

Francis Kalombo

«C’est une très bonne décision que le Président a pu prendre et aussi l’occasion pour moi de féliciter les militants de l’UDPS, car c’est grâce à leur bravoure que les autorités ont pu prendre conscience qu’il y avait un danger en République Démocratique du Congo. Alors ceux qui pensent que le Président n’avait pas ce pouvoir-là, se trompent. Je pense nous renverrons ceux de l’ancien régime à leur propre décision. L’espace interinstitutionnel n’était pas un espace de prise de décision mais il l’est devenu. Il faut leur rappeler le limogeage de Kamerhe à l’Assemblée nationale c’était suite à une décision prise dans une réunion interinstitutionnelle. Il ne faut pas oublier que le report des élections à Beni, Yumbi et Butembo a eu lieu après cette réunion interinstitutionnelle. Le Président en RDC détient tout le pouvoir. L’article 62 de la constitution fait du Président de la République le garant du bon fonctionnement des institutions et d’ailleurs cette disposition va plus loin pour dire que par son arbitrage…Je pense qu’aujourd’hui le Président de la République peut aussi nommer les commissaires spéciaux ».

Propos collectés par Théodore Ngandu

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