Economie

REVENDICATIONS SALARIALES : Les mouvements de grève se généralisent

Depuis un long moment à Kinshasa et un peu partout en RDC, les travailleurs de différents domaines, fonction publique ,entreprises publiques ou privées se lèvent pour réclamer l’application du salaire minimum interprofessionnel garanti ( SMIG) d’une part et d’autre part des arriérées pour ceux qui sont de la fonction publique. Tous ont les regards tournés vers le nouveau Président de la République Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo et espèrent de celui-ci des mesures exemplaires.

Situation des enseignants à l’Ifasic

Une grève des enseignants a été déclenchée depuis lundi 11 Mars 2019 à l’institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication. Cette grève n’est que la continuité de celle qui a été déclenchée et suspendue l’année académique dernière, suite au mot d’ordre lancé par le collectif des syndicats et associations du personnel de l’enseignement supérieur et universitaire depuis le 28 Février 2018.

Comme les conditions ne sont pas toujours améliorées jusque-là, le gain de cause n’est pas obtenu tel que promis par rapport au cahier de charges déposé au cabinet du Président de la République, ces personnels ont encore déclenché une grève pour revendiquer les meilleures conditions de travail, la mécanisation des personnels et la régularité de la paie de salaire et de la prime.
D’après le représentant du syndicat des personnels scientifiques et rapporteur de l’intersyndical de l’Ifasic , le Chef de Travaux Adelard Mambuya Obul-Okwese, les revendications sont celles qui datent depuis toujours dans les établissements de l’Etat. Il s’agit notamment de l’amélioration de salaire et de la prime ainsi que la mécanisation des personnels. Mais cette fois-ci, les revendications sont beaucoup plus liées au réajustement de la paie au taux de change de change, car celui de 920 ne permet pas à l’établissement de bien fonctionner. «Le gouvernement ne donne plus les frais de fonctionnement aux universités ce qui fait que ces institutions doivent fonctionner avec leurs propres frais c’est -à- dire ce que les étudiants payent. Mais si le gouvernement demande à ce que nous laissions les étudiants payer avec le taux de 920, comment pouvons-nous faire face aux besoins des personnels et de l’établissement ? », S’interroge le chef des travaux Adelard Mambuya. Il souhaite par ailleurs que le gouvernement puisse réagir le plus tôt possible pour permettre aux personnels administratifs et enseignants de reprendre leurs activités quotidiennes.

Les cris de détresse des travailleurs dans les commerces des Indiens, Chinois et Libanais.


De l’autre côté, les travailleurs congolais prestant chez les indiens, les libanais, les pakistanais et les chinois ont entamé un mouvement de grève pour dénoncer les conditions de travail. Plus d’une centaine de ces ouvriers sont descendus dans les principales rues de la ville de Kinshasa pour réclamer l’application de Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG). Ces manifestants espèrent avoir une bonne réponse de la part du nouveau Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo et demandent à ce que l’arrêté qui a été signé par le Premier ministre sortant, obligeant l’application du SMIG, puisse être respecté.


Encadrés par la police, ces travailleurs sont tous allés à l’hôtel de ville de Kinshasa où ils ont entonné des chansons appelant le Gouverneur André Kimbuta à intervenir. Ces derniers se sont décidés de ne pas s’arrêter là mais d’aller jusqu’au bout, afin d’obtenir de bons résultats auprès du gouvernement.

Betty Masamungwa

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