Société

Santé publique : L’implant contraceptif, avantages et désavantages chez les nullipares

Beaucoup de filles nullipares préfèrent mettre l’implant contraceptif pour éviter les grossesses précoces. Constat fait par les reporters de Géopolis Hebdo, samedi 15 juin dernier, de passage à l’hôpital général de référence de Masa, situé dans le territoire de Kasangulu, dans la province du Kongo-Central. Confirmation avec quelques professionnels de santé.

Christian Diasonama, médecin-gynécologue, explique : « L’implant contraceptif, appelé “Nexplanon”, est une méthode contraceptive hormonale disponible depuis mai 2001. Il s’agit d’un bâtonnet cylindrique de 4 cm de longueur et 2 mm de diamètre de la taille d’une allumette inséré sous la peau du bras et sous l’anesthésie locale ». Sur ce, quels en sont ses avantages et inconvénients ?
Parmi les avantages, Dr Christian Diasonama note le fait d’éviter de tomber enceinte ou les grossesses non désirées. Il aide aussi, selon ce professionnel de santé, la femme à espacer les naissances des enfants.

Les effets secondaires de l’implant contraceptif du point de vue menstruel sont : l’implant perturbe le cycle, les règles pendant une partie ou toute la durée d’utilisation, les règles sont irrégulières ou moins fréquentes, des tensions mammaires (seins gonflés, tendues et parfois hypersensibles et douloureux).

Vily Luzolo, médecin de son état à l’hôpital de l’Armée du salut dans la commune de Ndjili, explique : « L’implant est un petit bâtonnet cylindrique en plastique de 4 cm de long et de 2 mm de diamètre. Une fois mis en place dans le bras, il contient les mêmes hormones que les pilules progestatives mais les diffuse directement dans le sang et supprime l’ovulation pendant 3 ans ».
Sarah Musau, une des victimes de l’implant et élève en 6ème des Humanités Pédagogiques, témoigne : « J’ai 16 ans. J’ai mis un implant depuis 7 mois et tout va très bien pour moi, je me sens libéré de ne plus avoir besoin de penser à la pilule. Je suis plus heureuse et tranquille. Et en plus, je n’ai rien senti pour le mettre en place. Le médecin m’a fait l’anesthésie locale, ça durée 20 minutes et pendant 5 ans je me soucierais de rien ».

L’implant est efficace. Il peut donc rester en place pendant 3 ans maximum et être retiré dès que la femme le désire. Mais comment fonctionne-t-il ?
Inséré à la face interne du bras, l’implant libère de manière continue un progestatif qui est l’étonogestrel. Son principe de contraception repose sur : premièrement, une inhibition de l’ovulation, l’implant supprime le pic de LH (hormone responsable de l’ovulation). Deuxièmement, un épaississement de la glaire cervicale qui limite le passage des spermatozoïdes et troisièmement, un amincissement de la muqueuse utérine, qui empêche la fixation dans l’utérus d’un éventuel œuf qui se serait joué des deux précédentes actions pour parvenir à être fécondé.
Parmi les avantages, on note : il permet de ne plus se soucier de sa contraception durant 3 ans. Il peut être utilisé à n’importe quel âge, de l’adolescence à la quarantaine passée et ne nécessite aucune manipulation et aucune précaution.

Comme inconvénients, il faut noter : Les femmes utilisant cette contraception doivent s’attendre à des saignements (importants ou très légers) de façon imprévisible ou alors à une absence totale de règles. L’implant peut accentuer ou réveiller une acné chez les femmes qui ont eu à l’utiliser depuis leur jeune âge.

Kerene Matondo (Stagiaire/UNIKIN)

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