Société

TRANSPORT EN COMMUN À KINSHASA : Prêcher la parole divine dans les taxis-bus, une source d’argent ?

Les taxis-bus Kinois sont-ils devenus des lieux de culte ? Il est en tous cas fréquent de se faire prêcher et d’assister à des cultes improvisés pendant le trajet de bus. La prédication ainsi improvisée se termine souvent par de séances de « mabonza », ces offrandes que les prédicateurs demandent aux bénéficiaires de son enseignement.

Pour les pasteurs qui prêchent dans les bus, cela répond à la recommandation de l’apôtre Paul à Timothée (2 Timothée 4 :2) de prêcher la parole de en toute occasion, dans tous les carrefours. Ces prédicateurs ajoutent aussi cet autre ordre du même Paul : que ceux qui sont enseignés, fassent par de leurs biens à ceux qui les enseignent. Deux passages diversement interprétés. Car les chrétiens estiment que l’évangile est gratuit et qu’il ne doit pas être monnayé ni évalué en terme d’argent. L’évangile est gratuit, mais l’évangélisation requiert des moyens financiers, rétorquent les pasteurs favorables de la prêche à tout- va. Du point de vue d’un chrétien croisé à l’église Philadelphie, il est vrai que l’évangélisateur nécessité des moyens financiers mais cela ne doit pas servir des stratégies commerciales pour certains. Parmi les gens qui prêchent dans le taxi bus, il y a ceux qui le font pour gagner des âmes et ceux qui le font pour se faire l’argent, estime le frère qui a reçu les reporters de Géopolis hebdo, avant d’ajouter, que « ces pratiques sont à bannir ».

Selon le pasteur Ken Luamba de l’église Philadelphie, prêcher la parole de Dieu n’est pas une mauvaise chose en soi. Mais lorsque cela doit se terminer par une quête d’argent, c’est déplorable car la prédication ne doit pas être une activité commerciale pour les évangélisateurs. L’homme de Dieu précise que si à la fin de la prédication, un passager s’intéresse à l’enseigné prodigué, il peut volontairement faire acte de libéralité envers le prédicateur. Une chose est aussi vraie, il n’est pas dit que ceux qui sollicitent des offrandes auprès des passagers sont forcément des faux pasteurs ou des commerçants grimés en pasteurs. Dès lors, comment alors distinguer les vrais du faux ? Les hommes de Dieu conseillent aux passagers d’avoir l’esprit de discernement.

Lelo Mbenza Héritier Stagiaire de l’Ifasic

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